vendredi 11 février 2011

Pour signer la pétition sur le congé parental bonifié

Je profite de cette plate-forme pour vous demander de prendre quelques minutes de votre temps pour lire et signer cette pétition qui permettra de bonifier le congé parental des parents de jumeaux. Notez qu'il y a plus d'un an qu'elle circule, donc si vous avez déjà apposé votre nom, pas nécessaire de le refaire.

En espérant que d'autres puissent en profiter.

https://www.assnat.qc.ca/fr/exprimez-votre-opinion/petition/Petition-1147/index.html

Si vous avez des questions, ne vous gênez pas pour les poser, je ferai de mon mieux pour y répondre ici.

mardi 1 février 2011

Quand est-ce que ça ira mieux?

Loin de moi l'idée de maîtriser le sujet de la santé mentale chez les nouveaux parents de jumeaux. Néanmoins, j'ai toujours de la peine quand je lis ou entends les témoignages de nouvelles mamans qui n'en peuvent tout simplement plus. Elles sont parfois bien entourées, ont eu une grossesse parfaite ou difficile, un accouchement de rêve ou virant au cauchemar, leurs enfants sont en santé ou bien ont des problèmes dûs à la prématurité. Certaines étaient des reines de l'organisation avant l'arrivée de leurs enfants, d'autres, sans représenter la majorité, avaient vécu des épisodes dépressifs. Elles ont vingt, trente, quarante ans et une seule chose en commun; ce sont des mamans de jumeaux qui trouvent cet honneur lourd, extrêmement lourd à porter.

Quand j'ai su que je portais deux embryons, j'ai passé plusieurs mois à arrêter systématiquement tout parent de jumeaux que je croisais. Je ne leur demandais aucun truc pour différencier mes enfants, je ne voulais pas savoir comment s'était déroulé l'allaitement ou le sommeil de leur progéniture et l'incidence de jujus dans la famille m'intéressait à peine. La seule question que je posais était: quand est-ce que ça ira bien?

Avec le recul, je me rends compte que c'était une question pertinente mais pour laquelle il n'existe malheureusement aucune réponse One size fits all. J'ai croisé un couple au Parc du mont St-Bruno, 4 enfants dont deux jumeaux de 6 semaines, ils respiraient le bonheur et la joie. Pour d'autres, malgré un réseau de soutien étendu et une préparation adéquate, ce sera la dépression et les anti-dépresseurs. Il n'y a pas de règles.

Bien que le sujet soit rarement abordé, les études démontrent que les parents de jumeaux connaissent une incidence de dépression post-partum plus élevée, particulièrement chez les pères. Également, les couples se séparent significativement plus souvent alors que les enfants de famille comptant des jumeaux vivent malheureusement plus de violence que des familles dites normales. Ajoutez à cela des conditions socio-économiques difficiles, des problèmes de santé plus fréquents chez les prématurés et vous voyez là le quotidien de plusieurs parents. On cherche en vain les bébés Cadum habillés de dentelle bleu ou rose...

En attendant, quelles ressources s'offrent à ces parents qui voient leur Univers basculer? Tout d'abord leur entourage immédiat. L'important est de demander une aide bien précise et de donner des choix à nos amis et famille. Une amie occupée peut venir prendre une marche avec nous ou nous apporter un petit plat maison. Si une autre se sent à l'aise avec l'aîné, elle peut arrêter pour l'amener au parc de temps en temps. Une petite corvée ménage ou entretien du terrain peut aussi tellement nous aider. Le problème quand on est épuisés, est que l'on trouve vite épuisant de chercher de l'aide. Parfois même, on ne réalise même plus ce qui nous aiderait réellement. D'où l'importance de répertorier à l'avance les gens susceptibles de nous aider. Ils ne sont pas toujours ceux que l'on penserait. Notre voisine d'en face par exemple a déjà promené nos enfants et nous a souvent amené des desserts totalement décadents. Josette, invitée à venir prendre une marche avec mes enfants, est régulièrement venue à bout de montagnes de vaisselle impressionnantes.

Pour ceux qui ont besoin d’encore plus de soutien ou dont les parents et amis sont loin, notez que votre CLSC peut toujours vous référer à des organismes ou même envoyer une auxiliaire familiale à votre domicile. Voici également une liste de ressources à conserver tout près, et surtout à utiliser avant que vous ne vous sentiez débordés.

-Relevailles du Centre périnatal Le berceau
Téléphone: (450) 446-7760

-Aux Soins des Petits
(514) 512-1177.
Pour des services et soins pédiatriques à domicile. C’est un service payant mais parfois couvert par les assurances.


-Prema-Québec

-Association de parents de jumeaux de la région de Montréal

Et finalement, pour nous, quelle est la réponse à la question? Ça va toujours un petit peu mieux chaque jour. Plus qu'hier et moins que demain...



mardi 18 janvier 2011

Rhume et sacs d'épicerie

Le lien entre ces deux éléments? J’espère bien l’avoir trouvé d’ici la fin de mon billet.

En attendant, je peux toujours vous dire qu’hier, j’ai eu mon numéro de la clinique à 7h55, ai réussi à enregistrer les loups vers 12h15 pour finalement voir leur médecin de famille(ça tombait bien, elle était de garde) vers 14h15. Le tout entrecoupé de retours à la maison ce qui est mieux qu'une longue attente à la clinique, évidemment. C'est quand même le comble du ridicule quand c'est pour se faire dire que c'est juste un gros, gros rhume, qu'il faut continuer les douches nasales comme l'ibuprofène et que 104,6 F, ce n'est pas grave (par l'infirmière, mais l'anecdote est quand même authentique!).

Les sacs maintenant. Il y a maintenant un peu plus de dix ans de cela, j'ai commencé à rapporter mes sacs d'épicerie à l'épicerie. Les emballeurs me regardaient bizarrement et me disaient même parfois qu'on ne payait pas pour le retour des sacs (!). Depuis, est arrivé ce que l'on connait tous; la démonisation des sacs d'emballage. Évidemment, sont encore bien vus les sacs de feuilles à l'automne, ceux des grands magasins (qui ramènent ses sacs chez Simons?) et bien sûr tout le surembalage protecteur que nous mettons sans sourciller dans les mêmes sacs que nous ramenons pourtant religieusement (ou écologiquement, on ne semble plus faire de différence entre ces deux adverbes) à chaque visite d'épicerie.
Croyez-le ou non, alors que je fais des efforts pour tous les points mentionnés plus haut, moi, Mme au Carré, j'ai eu droit à un service de m*?%@ à l'épicerie aujourd'hui parce que j'avais laissé mes sacs chez moi. J'eus beau prendre couches et sacs de lait tel quel, rien n'y fit, l'emballeur a perdu son beau sourire et m'a fixé des yeux d'un air hostile dès que j'ai répondu: ''Non, ils sont chez moi.". Il conservé son air de martyre jusqu'à ce qu'il pose la question qui tue à la cliente suivante qui, heureusement pour elle, avait la bonne réponse.

Alors le lien entre rhume et sac d'épicerie? On était ben mieux dans l'temps. Quand le médecin se déplaçait pis qu'on allait au magasin générale rien qu'une fois par mois parce que le reste poussait sur notre terre!
Je chiâle pour chiâler. J'ai pas trouvé de lien! J'étais simplement hantée par le regard de cet emballeur.

P.S. (tant qu'à être hors sujet) Cauchemar ce matin à mon arrivée en classe alors que je relis le tableau sur lequel j'ai écrit, il y a 6 jours: Prière de replacer les bureaux si vous les déplacer. Si, si. Méga faute d'accord à déplacer. La honte!

dimanche 16 janvier 2011

Rappelle-toi qu'on oublie vite

Les garçons sont malades. Antoine depuis jeudi et Julien depuis samedi soir. De petites quintes de toux et de la petite fièvre pour Juju alors qu’Antoine est aux prises avec des sérieuses quintes et des pointes régulières à 102 F.
C’est ma faute, je crois que j’ai attiré le mauvais œil en disant à tout le monde que mes enfants n’avaient encore rien attrapé de l’hiver. En plus, je prétends depuis longtemps qu’en dehors de leurs sempiternelles otites, ils ne sont jamais malades en même temps. Note à moi-même, ne plus extrapoler quand on me demande comment vont les jumeaux.
Mais cette fois-ci, on dirait que je n’arrive pas à être « cool as a cucumber » devant les respirations sifflantes et les emballements du thermomètre (auriculaire! enfin il entre dans leurs oreilles et je n’utilise plus le rectal qu’en cas de doute!)
L’hiver dernier, celui où il ne s’est que rarement écoulé plus de trois jours de suite sans que l’un d’eux ne soit fiévreux, je connaissais les horaires de la clinique aussi bien que la section Santé du Mieux-vivre avec son enfant. Sans regarder mes notes, j’arrivais à me rappeler à combien était monté le thermomètre, à qui et quand j’avais administré X ml du médicament Y. Je me réveillais à heures fixes sans efforts (mais de mauvais humeur!) pour écouter les poumons et toucher les petits fronts. Je berçais, je consolais, j’étais… patiente.
Aujourd’hui, Pascal faisait du temps supplémentaire donc pendant la nuit, je me suis levée à chaque fois que l’un d’eux pleurait, c’est-à-dire aux heures environ. Vers 6h30, j’entends Julien hurler : « Antoine? Antoine? ANTOINE? ANTOINE!!! », je m’imagine mon aîné bleu, étouffé sous sa couverture de jungle, me lève en trombe et arrive dans la chambre légèrement étourdie, pour constater qu’une forme caractéristique fait bomber anormalement singes et lions sur le lit. Je comprends alors que je ne sauve personne et ne réussis en fait qu’à interrompre leur jeu de cache-cache avec mes angoisses maternelles. Note à moi-même : ne se lever que lorsque l’un d’eux pleure ET que l’autre crie, au moins, il y aura un bobo à embrasser et tu conserveras ton titre de Super-Maman malgré ta tignasse de femme des cavernes.
Le reste de la matinée, ils couraient partout comme des petits pop corns ou restaient anormalement tranquilles, affalés sur le divan. Le tout entrecoupé de crises de larmes incroyables pour des raisons tout à fait inutiles. Ils ont brisé des jouets, en ont égaré d’autres, se sont chamaillés, poussés, ont refusé de manger, puis refusé de sortir de table, puis refusé de manger jusqu’à ce que je les mette au lit. Et encore là, j’ai fini par installer Julien dans son parc.
Rassurez-vous, j’ai passé de beaux moments avec eux quand même, mais je n’avais plus aucune résistance, plus aucune… patience quand Pascal est revenu du boulot.
Espérons que j’oublierai les petites maladies de 2011 aussi rapidement que j’ai évacué les compétences de maminfirmère accumulées en 2010.
Au fait, quelqu’un peut me dire à quelle heure ouvre la clinique demain, j'ai oublié??? C'est pour que je sache à quelle heure je dois m'armer de patience pour poireauter en groupe devant une distributrice de numéros.

vendredi 14 janvier 2011

Jumeaux, rénos, dodo


J’ai arrêté de me sentir coupable de ne pas vous écrire plus régulièrement depuis déjà longtemps, mais je dois vous avouer que cette fois-ci, j’ai un minuscule sentiment de culpabilité qui me tire par la manche. En fait, je ne sais même plus par où commencer devant l’ampleur de la pause que je viens de prendre!

Côté Jumeaux, nous avons vécu l’apparition de six dents (!) depuis mon dernier post. Il en manque toujours deux pour cette série, mais croyez-moi, à voir leur comportement depuis quelques jours, elles ne tarderont pas!
Noël est arrivé juste au bon moment cette année et les petits loups ont maintenant plusieurs nouvelles passions nommées : M. et Mme Patate, Le Train (ça c’est vraiment quelque chose qui mériterait un billet entier!), le chocolat (une passion renouvelée mais toujours intense), les casse-tête, la chanson 23 décembre qu’ils marmonnent en même temps que s’époumone Annie Villeneuve (incluant le passage qui scande : « j’l’ai échangé contre une photo où on voit rien qu’une fille de dos qui s’cache les fesses avec les mains »), les trois grands-mamans (Françoise, Jocelyne et Lyette) qu’ils veulent appeler au moins une fois par jour, la pâte à ‘od’ler et les Backyardigans qui semblent avoir temporairement délogé Diego de sa case horaire pré dodo (merci mon Dieu pour ce renouveau!).

Côté Rénos, la liste est courte cet hiver, il faut dire que j’ai gardé un goût amer de ma blessure au doigt du printemps dernier. Vous savez, quand j’ai maladroitement laissé tomber une roche sur ma main en tentant d’améliorer notre aménagement paysager? J’en garde un doigt qui refuse de déplier complètement et une tendance à échapper tout objet ayant le malheur de se trouver dans ma main gauche. La cour n’a depuis plus connu d’améliorations. Par contre, Pascal a une nouvelle table, de nouvelles lumières dans son garage et une liste impressionnante de projets pour la belle saison (que quelqu’un nous vienne en aide!!!).

Côté Dodo, j’ai reçu un réveil matin qui snooze aux cinq minutes. Quelle invention géniale! Je snooze trois fois et j’ai l’impression d’avoir dormi 27 minutes de plus alors qu’en fait, 15 minutes se sont écoulées. C’est presque assez pour réussir à partir travailler à l’heure! Justement, côté organisation, je lis avidement le livre de Claudie Arsenault La conciliation travail famille. Jusqu’à présent, cette lecture me donne surtout envie d’arrêter les couches lavables, les soupes maison et les réveils à 5h45, mais peut-être que si je poursuis ma lecture jusqu’à la fin, je développerai une attitude positive envers cette fameuse conciliation. En attendant, puisque nous nous refusons à laisser tomber nos loisirs, nous apprenons à fonctionner en déficit chronique de sommeil durant la semaine, quitte à en faire provision dès que nous en avons la chance durant les week-ends.

Voici donc une année qui s’annonce déjà chargée en projets et en changements de cap. La vie a été généreuse avec nous depuis quelques années. Je vous souhaite, chers lecteurs, de connaître vous aussi la santé, le bonheur qu’apportent famille et amis, le succès et la paix.

lundi 20 décembre 2010

Les chances que ça arrive!

Environ 15% des jumeaux identiques sont ce qu’on appelle des jumeaux miroir. Un gaucher, un droitier. Une rosette qui part d’un côté, l’une de l’autre. Une dent qui apparaît à gauche chez l’un et quelques jours plus tard, à droite chez l’autre.

Il y a quelques mois de cela, je vous écrivais que nos jumeaux ne sont pas des jumeaux miroir. Eh bien, j’avais tort, leurs dents apparaissant toujours du même côté et leurs cheveux étant toujours si dépeignés que l’observation des rosettes ne nous avait pas beaucoup renseignés.

Puis hier soir, la révélation! Nous les avions installés côte à côte à table pour souper et c’était frappant de voir Julien manger de la main gauche alors que son jumeau privilégiait systématiquement la droite. Comme ils venaient de prendre leur bain, ils étaient pour une rare fois, bien peignés et de toute évidence, si les rosettes semblaient tourner du même côté, la vérité nous a pour une fois laissés sans voix; elles n’étaient pas implantées au même endroit! C'est clair maintenant, nous avons mis au monde un couple de jumeaux qui sera imbattable au badminton en double.

Si donc, une grossesse sans prise d’hormones sur 100 est gémellaire, pour ce 1%, on retrouve 2 couples de jumeaux fraternels pour un couple de jumeaux identiques (0.42%) et que de ce nombre, 15% soient des jumeaux miroir, on parle donc d’un peu plus d’un individu sur 1000 (puisqu’il faut multiplier par deux) et donc d’une grossesse sur 2000 qui donne lieu à cet étrange caprice de la nature.

Devant ce calcul, j’hésite souvent entre rester terrée chez moi par peur de la foudre (systématiquement évoquée lorsqu’on se livre à ce genre d'exercice) ou bien aller m’acheter des billets de lotto. Puis je me raisonne en me disant : « Mais qui a entendu parler d’une mère de jumeaux monozygotes, biamniotiques et miroir qui gagnait le gros lot ou bien se faisait frapper par la foudre? ».

Et de toute façon, par les temps qui courent, on a franchement plus besoin de dormir, de lait 3.25%, de temps et de couches que de millions! (À la relecture, je suis encore en train de me demander si je me crois!)


mardi 14 décembre 2010

Admiration maternelle

Puisque c’est mon blogue et que j’en fais bien ce que je veux, vous saurez bien me pardonner ces quelques instants de gagaїsme on ne peut plus maternel.

Pouvez-vous croire que mes petits loups ont déjà commencé à prendre des jouets pour se faire des histoires de plus en plus réalistes?

Ma préférée à ce jour est celle du petit baleineau qui a perdu sa maman et qui crie « Au secours, au secours! ». Julien ajoute : « Oh non! Petit bébé, perdu sa maman », lui donne un bisou, puis fait sortir la maman baleine de derrière son dos en disant : « Trouvé! Maman ». Et l’histoire se conclut par des bisous entre maman et bébé baleine.

Incroyable tout de même ce mélange de la chanson Trois petits minous ont perdu leurs mitaines et du livre Petit poisson blanc emprunté à la bibliothèque. Deux ans et demi et déjà un élément déclencheur, des péripéties et une conclusion. Personnellement, je suis en extase, mais, notez bien : je suis la maman.

lundi 13 décembre 2010

Incontournable Cardio-Poussette

Plusieurs événements ont récemment fait en sorte que je me remémore les premiers mois avec les jumeaux. En général, la plupart de mes souvenirs tendent à évacuer les côtés plus négatifs, pour se concentrer sur les moments agréables avec une exception toutefois; la première année des garçons. Tentative d’explication : les moments tendres y sont trop entrelacés à la fatigue et autres problèmes. Comme ce blogue se veut une ressource pour les parents de jumeaux, je le préfère positif et rempli de ressources, exit donc mes doléances. Je vous parle donc aujourd’hui de l’activité qui m’a le plus aidée à me remettre sur pieds : les cours de Cardio Plein-Air.

J’ai commencé quand les garçons avaient deux mois et demi et venaient tout juste de prendre le sein à temps plein. Éprouvée par mon HELLP syndrom et le cocktail de médicaments qui l’avait accompagné, je n’arrivais toujours pas à courir, mes muscles semblant tétanisés et faits de plomb. Treize mois plus tôt, j'escaladais le Kilimandjaro (5895 mètres, c'est pour me vanter!) avec Pascal et à cette époque, je traînais les pieds comme si j'y étais encore. Heureusement, notre groupe a eu la chance de tomber sur Mélanie, la propriétaire de la franchise, tout sourire et si enthousiaste que nous n’avions qu’une envie, bouger avec elle.

Josette et moi avions souvent croisé des groupes de gens qui faisaient du Cardio PleinAir dans le parc Angrignon, automne, printemps ou hiver avec le même bonheur. J’avais eu l’intuition que c’était fait pour moi et j’avais bien raison. J’ai commencé la session d’automne sur les fesses et je l’ai terminée dans une forme exemplaire, la petite sueur sur le front et la fierté gros comme ça à bout de bras.

Les cours se déroulent dans un parc et alternent marche (ou course) rapide et exercices musculaire et aérobique. L’entraîneur rectifie immédiatement tout mouvement mal exécuté parce que les groupes sont réduits à un maximum de 15 personnes. Complètement à terre à mes débuts, en très grande forme à la fin et traînant comme un boulet un mal de dos perpétuel, je suis la preuve que ces cours s’adressent à tous, peu importe notre niveau de forme physique ou le nombre de bébés que nous poussons devant nous.

Un seul bémol dans mon cas, le montage et le démontage de mon chariot avant et après chaque cours. Disons que lorsque j’avais la chance de pouvoir me rendre à vélo, je pédalais avec joie, même si ça signifiait devoir arriver un peu plus tôt pour allaiter, arrêter quelques minutes ou bien faire l’exercice de la planche tout en donnant le sein à Antoine et Julien.

Bref, une excellente activité pour les mamans en congé de maternité. Sortir de chez soi deux fois par semaine, prendre du temps pour nous en bonne compagnie et s’activer le cardio en pleine nature, c’est un must quand on est confrontée quotidiennement aux couches odorantes, à la purée et à des montagnes de vêtements à gérer.

vendredi 10 décembre 2010

La survie par la congélation


Je lisais ce matin un article sur Céline qui parle de la fatigue occasionnée par l’allaitement de ses jumeaux. (Eh oui, Céline. C’est qu’on n’échappe pas à la référence « Céliiiine» quand on tient un blogue sur les jumeaux au Québec!) Pauvre Céline donc, ne dort plus, ne mange plus, se brosse les dents sous la douche et a peur de ne pas avoir retrouvé sa silhouette pour mars. Ses propos friseraient presque l’indécence si on ne les savait provoqués par une innocence pure, elle-même probablement explicable par une ignorance crasse de ce qu’est la vraie vie. Je me demande combien de fois par jour elle pense à sa mère, qui a elle-même mis au monde un couple de jumeaux? Lâchez la limousine and take a kayak, madame Dion-Angelil! On n’a pas tous un cuisinier, une femme de ménage, un styliste et un entraîneur à notre disposition quand vient le temps de s’occuper de notre famille. Prendre soin de nos enfants dans des conditions comme celles qu’elle vit maintenant, c’aurait été des vacances pour nous. D’où mes cheveux qui se hérissent quand je lis que la pauvre trouve ça fatiguant.

Tout ça pour vous dire que ce matin, je me demandais comment NOUS avions fait pour survivre sans personnel de soutien. Parents, amis et aide familiale viennent évidemment en tête de liste, mais ne sont pas au rendez-vous pour toutes les familles de jumeaux. Notre survie a donc dû passer par la congélation. Pas du type Disney bien sûr, mais plutôt du type Frigidaire. Comme le magnifique spécimen qui trône au milieu du garage de Pascal et dont nous avions fait l’acquisition quelques mois avant l’arrivée des jujus. Nous avons donc eu la chance, puisque nous en avions l’espace, de pouvoir préparer plusieurs repas à l’avance. Un merveilleux cadeau de shower qui a consisté en plusieurs petits plats maison et congelés a même pu y prendre place. Ensuite, je me suis mis à y placer tout ce que je pouvais : pain, beurre, légumes surgelés, portion unique, portion double, portion pour recevoir. Le tout étiqueté avec un soin qui aurait rendu jalouse mon enseignante obsessive de première année. J’ai même découvert que les sacs de lait, si manipulés avec soins, et quoi que longs à décongeler, pouvaient se congeler sans problème. Ces mêmes sacs, sont d’ailleurs en passe de détrôner les traditionnels Ziplock ici. Un sac à lait lavé, et rincé est en effet beaucoup plus résistant.

Grâce à une gestion qui m’impressionne moi-même et qui, je l’admets, tient autant de la paresse que de la saine organisation, je parviens maintenant à ne passer à l’épicerie qu’une seule fois par deux semaines. Je dois tout de même admettre que nous recevons un panier bio toutes les deux semaines en ce moment. Aussi, il nous arrive parfois de faire un saut de puce au marché pour en ramener concombre, laitue pour nous ou bananes et clémentines pour les petits ogres.

Tout de même quelle économie de temps appréciable pour qui tente de concilier travail-famille-manger-santé! Et finalement, pour Céline, vous voulez savoir la vérité ; je ne suis pas SI jalouse que ça. Moi aussi j’aurais aimé ça pouvoir passer tout mon temps avec mes bébés au début, mais pas au prix d’un retour au travail si rapide…ni surtout d’étrangers dans mon congélateur.

vendredi 3 décembre 2010

Je fais appel à vous: des voeux pour Rose

Il y a quelques mois à Ste-Justine, deux petites jumelles identiques ayant le syndrome transfuseur-transfusé sont nées prématurément. L’une d’elle, Rose, est toujours hospitalisée. Nous ne pouvons qu'imaginer le déchirement que vivent la soeur jumelle de Rose, sa grande soeur, son papa et sa maman.

Sa maman Stéphanie, par l'entremise de son blogue, nous a récemment fait parvenir cette demande que je retranscris ici avec l'espoir d'être un petit maillon permettant de mettre un peu de couleur dans la vie de cette famille.


Donc, comme à Noël les gens s'offre des cartes, j'ai pensé que les gens intéressés à faire un petit geste peu coûteux pourraient envoyer des souhaits concrets à Rose. Vous pouvez faire parvenir, à compter de maintenant, des cartes, des photos, des dessins, des bricolages ou autres directement à Rose, à Ste-Justine. Les seules conditions sont : votre envoi doit contenir l'image d'une Rose (collage, image, dessin, peinture, etc.) et vos noms et liens avec nous (surtout pour les amis virtuels!).

Voici l'adresse, à réécrire tel quel;

Rose Santerre
CHU Ste-Justine
3175, Côte-Sainte-Catherine
Néonatalogie, 4e étage bloc 2
Montréal, QC H3T 1C5

Toutes vos lettres seront lues à Rose, puis déposées dans son lit, à la maison, en attendant son retour.
En vous remerciant et en espérant qu'une Rose pousse sur la neige bientôt.


Stéphanie conclut ainsi, puisque l'un de ses grands souhaits serait de ramener Rose à la maison pour l'hiver.

Pour visiter son blogue: http://roseetalysmesfleurs.blogspot.com/