dimanche 13 mars 2011

Maman est partie à Cuba!


"Maman est partie à Couba pour se peroser?"

Le jour de mon retour, c'est ce que ne pouvaient s'empêcher de répéter mes enfants à chaque fois que j'allais aux toilettes. Le regard mouillé et un petit trémolo dans la voix pour bien montrer qu'ils s'étaient ennuyés.

L'expérience Sud a été parfaite à tous points de vue. C'est simple, je regrettais seulement de n'être jamais partie ainsi avant. La Havane permet d'incroyables photos, l'accent cubain est facile à comprendre et à reproduire, la mer a des vagues et le ciel, un soleil.

Fin de l'expérience, retour à la réalité en pleine tempête de neige et bourrasques de vent. Habituellement un petit plaisir de la vie, ce jour-là, la météo hivernale s'est avérée une vraie horreur pour mon corps doré de déesse habituée aux bikinis. Voir ses pieds passer de la mer chaude et salée aux indispensables bottes de nos hivers froids a été beaucoup plus difficile que l'inverse.

Une semaine, c'est trop long et pas assez en même temps. Trop long sans enfants. Pas assez pour vraiment se requinquer. Mais j'imagine que c'est à ça que serviront les vacances d'été. Hum... Juste l'expression vacances d'été fait déjà rêver!

J'espère que vous avez bien pris soin de mes poissons pour moi!

samedi 26 février 2011

La migration de la bernache


Cet automne, je vous écrivais

Mais en octobre, rien à faire, je tiens plus de l’ourse qui s’apprête à hiverner que de l’écureuil qui s’active partout avec ses noix… Tiens, tiens, peut-être serait-ce le temps de me transformer en bernache et de magasiner une petite migration vers les Bermudes?

Comme il faut toujours mettre les bonnes idées à exécution, je quitte bientôt pour Cuba en compagnie de ma maman et de l'une de ses amies.

En attendant, j'ai enfin une connection digne de ce nom et suis fière de vous laisser avec un blogue revampé, j'espère que vous appréciez! Au fait, Zaby, tu seras contente d'apprendre que tu peux maintenant laisser autant de commentaires que tu veux sans avoir besoin d'être enregistrée!

N'oubliez pas de nourrir mes poissons pendant que je me fais rôtir au soleil! Ils sont au bas de la page. Si, si, allez voir!

samedi 19 février 2011

Trop mignons...

Pour la sieste aujourd'hui, Antoine tenait vraiment à dormir dans le lit de son frère. Malheureusement, depuis quelques temps, la tactique préférée de Julien pour avoir de l'attention de tout le monde est de taper son jumeau. C'est drôlement efficace; ça fait accourir maman et pleurer Antoine. Ensuite, il doit s'excuser et faire un câlin.

Le problème tout à l'heure c'est que j'arrivais toujours au moment du câlin... Je suis censée le punir pour avoir embrassé et consolé son frère? En fait, je leur ai plutôt donné des bisous moi-même et c'est le moment qu'a choisi Julien pour me glisser à l'oreille: Trop cute, hein maman? Oui, mon fils, vous réussissez à être un peu trop mignons parfois, ton frère et toi.

Finalement, j'ai amené Antoine dormir dans la chambre en bas et je suis certaine que c'est Julien qui en a été le plus attristé.

vendredi 18 février 2011

Deux petits vites!

Ce matin, j’essayais de rattraper deux minutes en accélérant après les arrêts obligatoires qui jalonnent mon itinéraire. N’ayez crainte, je ne dépassais aucunement les limites en vigueur me contentant de… disons les atteindre rapidement.

Les garçons affichaient pour une rare fois, une excessive bonne humeur matinale et se sont mis à hurler à tour de rôle: Attention les autos, maman arrive!

jeudi 17 février 2011

Quoi offrir?

Deux de nos amis viennent tout juste d’avoir leur première fille ce qui nous a amené à nous demander quel cadeau leur offrir. Je penchais vers quelque chose pour les gâter alors que Papa au Carré cherchait un truc utile. Il m’a alors demandé ce que j’avais le plus apprécié recevoir à mes showers. La réponse est simple : tout ! Ça m’a quand même donné l’idée de venir vous dresser une liste non-exhaustive si, par un surprenant hasard, vous aviez à préparer un shower pour parents de jumeaux .
Avant de commencer j’aimerais ajouter deux choses: n’hésitez pas à organiser un shower de naissance même si la maman n’en est pas à sa première grossesse, c’est évident que les besoins seront grands. Et surtout, surtout, n’attendez pas à la dernière minute pour le faire sinon, vous risqueriez d’avoir à célébrer avec les poupons…

∙La première question qui viendra vous compliquer la vie sera : acheter en double ou non ? Il ne faut pas se casser la tête, mais plutôt poser la question aux parents. De notre côté, nous avons demandé à avoir des choses bien distinctes mais, nous avons finalement reçu des doubles aux couleurs différentes. Au bout du compte, ça a bien fait notre affaire puisque nous avons vite réalisé que consciemment ou non, nous habillons souvent les cocos en pareil/pas pareil (salopettes en jeans avec t-shirts semblables mais des teintes différentes).

∙Poussette double, sièges d’auto, peut-être même nouvelle voiture, bassinettes ou fonds d’étude, la facture monte vite quand ils arrivent en même temps. La petite boite pour donner de l’argent sera acceptée avec plaisir, croyez-en le chariot double que nous avons été en mesure d’offrir à nos loups.
∙Pour les futurs parents de jumeaux, la question de savoir si l’aide sera ou non la bienvenue ne se pose pas. Certificats maison de gardiennage, ménage, entretien extérieur seront à coup sûr appréciés. En les préparant vous-mêmes, vous pourrez y mettre vos conditions (ex : plier le linge et faire la vaisselle en soirée, pendant deux heures, tél :555-5555), permettant à vos amis de faire appel à vous sans malaise. Variation sur un même thème, le certificat humoristique : soutien psychologique et organisationnel 24 heures sur 24, aucunes questions posées, confidentialité assurée ! Valable aussi longtemps que durent les cernes sous les yeux des parents.
∙À mon premier shower, celui que j’ai eu avant mon accouchement, les filles ont posé sur mes genoux une boite si remplie qu'elle compétitionnait avec mon énorme ventre. Elle contenait une quantité impressionnante de plats maison faits avec amour. Durant les deux mois qui ont suivi nous les avons mangés sur le pouce chaque fois en pensant à elles avec gratitude. Il s’agit selon moi de l’incontournable par excellence du shower pour parents de jumeaux. Envisagez même d’exiger un mets congelé pour avoir le privilège d’assister à l’évènement. Si toutefois les futurs parents n’ont pas de congélateur, tentez alors de trouver quelqu’un qui pourrait entreposer les plats pour eux et les apporter régulièrement et discrètement. Croyez-moi, ils n’auront peut-être pas le temps de dire « merci », mais une chose est sûre, ils apprécieront.
∙Bien que nos amis nous aient donné une quantité impressionnante de linge usagé, nous avons été pris au dépourvu quand est venu le temps de sortir des bébés de 4 et 4 livres et demie de l’hôpital. Le vieil adage voulant que l’on n’a pas longtemps besoin de la grandeur nouveau-né et 3 mois ne tient pas toujours la route quand on sait que les jumeaux naissent presque systématiquement sous la barre des sept livres. Il peut même être bon de prévoir quelques morceaux pour prématurés, quitte à les refiler à d’autres sans les avoir utilisés. Je dois avouer que j’avais le cœur gros quand on a dû changer Antoine quelques minutes avant notre grand départ pour la maison. Tout ce qu’on avait d’assez petit sous la main pour lui, était un kimono d’hôpital…
∙Quand vient le temps de prendre soin de nous les premières semaines, simplement se préparer à sortir peut être une véritable épreuve. C’est la raison pour laquelle vous voudrez peut-être offrir un soin ou un massage à domicile pendant que vous promenez les petites merveilles de votre amie. Plus simplement encore, j’avoue que les crèmes à main de haute qualité que j’ai reçues n’ont jamais été aussi bienvenues qu’à l’époque où je changeais une quinzaine de couches et offrais à peu près autant de boires quotidiennement. Additionnez à cela les lavages de main habituels et vous comprendrez qu’avec environ 40 passages sous le robinet quotidiennement, j’aie eu les mains craquelées plus d’une fois.
∙Un autre cadeau, cette fois apprécié par Papa au Carré et moi unanimement, a été les films et télé-séries offerts ou prêtés par Marraine Stef et nos amis. Peut-être n’avions-nous pas le temps de dormir les premiers mois, toutefois, je dois avouer que nous ne nous sommes jamais empêchés de visionner des films à trois heures du matin.
En terminant, vous connaissez vos amis, vous savez ce qui leur fera plaisir, mais je vous suggère tout de même amicalement d’éviter toute chose qui leur demandera d’investir du temps. Plantes en pots, animaux domestiques ou bien nourriture périssable à faire soi-même constituent des cadeaux empoisonnés à éviter à tout prix, sauf peut-être si on parle de basilic frais, d’un poisson rouge et de fondue au chocolat !

vendredi 11 février 2011

Pour signer la pétition sur le congé parental bonifié

Je profite de cette plate-forme pour vous demander de prendre quelques minutes de votre temps pour lire et signer cette pétition qui permettra de bonifier le congé parental des parents de jumeaux. Notez qu'il y a plus d'un an qu'elle circule, donc si vous avez déjà apposé votre nom, pas nécessaire de le refaire.

En espérant que d'autres puissent en profiter.

https://www.assnat.qc.ca/fr/exprimez-votre-opinion/petition/Petition-1147/index.html

Si vous avez des questions, ne vous gênez pas pour les poser, je ferai de mon mieux pour y répondre ici.

mardi 1 février 2011

Quand est-ce que ça ira mieux?

Loin de moi l'idée de maîtriser le sujet de la santé mentale chez les nouveaux parents de jumeaux. Néanmoins, j'ai toujours de la peine quand je lis ou entends les témoignages de nouvelles mamans qui n'en peuvent tout simplement plus. Elles sont parfois bien entourées, ont eu une grossesse parfaite ou difficile, un accouchement de rêve ou virant au cauchemar, leurs enfants sont en santé ou bien ont des problèmes dûs à la prématurité. Certaines étaient des reines de l'organisation avant l'arrivée de leurs enfants, d'autres, sans représenter la majorité, avaient vécu des épisodes dépressifs. Elles ont vingt, trente, quarante ans et une seule chose en commun; ce sont des mamans de jumeaux qui trouvent cet honneur lourd, extrêmement lourd à porter.

Quand j'ai su que je portais deux embryons, j'ai passé plusieurs mois à arrêter systématiquement tout parent de jumeaux que je croisais. Je ne leur demandais aucun truc pour différencier mes enfants, je ne voulais pas savoir comment s'était déroulé l'allaitement ou le sommeil de leur progéniture et l'incidence de jujus dans la famille m'intéressait à peine. La seule question que je posais était: quand est-ce que ça ira bien?

Avec le recul, je me rends compte que c'était une question pertinente mais pour laquelle il n'existe malheureusement aucune réponse One size fits all. J'ai croisé un couple au Parc du mont St-Bruno, 4 enfants dont deux jumeaux de 6 semaines, ils respiraient le bonheur et la joie. Pour d'autres, malgré un réseau de soutien étendu et une préparation adéquate, ce sera la dépression et les anti-dépresseurs. Il n'y a pas de règles.

Bien que le sujet soit rarement abordé, les études démontrent que les parents de jumeaux connaissent une incidence de dépression post-partum plus élevée, particulièrement chez les pères. Également, les couples se séparent significativement plus souvent alors que les enfants de famille comptant des jumeaux vivent malheureusement plus de violence que des familles dites normales. Ajoutez à cela des conditions socio-économiques difficiles, des problèmes de santé plus fréquents chez les prématurés et vous voyez là le quotidien de plusieurs parents. On cherche en vain les bébés Cadum habillés de dentelle bleu ou rose...

En attendant, quelles ressources s'offrent à ces parents qui voient leur Univers basculer? Tout d'abord leur entourage immédiat. L'important est de demander une aide bien précise et de donner des choix à nos amis et famille. Une amie occupée peut venir prendre une marche avec nous ou nous apporter un petit plat maison. Si une autre se sent à l'aise avec l'aîné, elle peut arrêter pour l'amener au parc de temps en temps. Une petite corvée ménage ou entretien du terrain peut aussi tellement nous aider. Le problème quand on est épuisés, est que l'on trouve vite épuisant de chercher de l'aide. Parfois même, on ne réalise même plus ce qui nous aiderait réellement. D'où l'importance de répertorier à l'avance les gens susceptibles de nous aider. Ils ne sont pas toujours ceux que l'on penserait. Notre voisine d'en face par exemple a déjà promené nos enfants et nous a souvent amené des desserts totalement décadents. Josette, invitée à venir prendre une marche avec mes enfants, est régulièrement venue à bout de montagnes de vaisselle impressionnantes.

Pour ceux qui ont besoin d’encore plus de soutien ou dont les parents et amis sont loin, notez que votre CLSC peut toujours vous référer à des organismes ou même envoyer une auxiliaire familiale à votre domicile. Voici également une liste de ressources à conserver tout près, et surtout à utiliser avant que vous ne vous sentiez débordés.

-Relevailles du Centre périnatal Le berceau
Téléphone: (450) 446-7760

-Aux Soins des Petits
(514) 512-1177.
Pour des services et soins pédiatriques à domicile. C’est un service payant mais parfois couvert par les assurances.


-Prema-Québec

-Association de parents de jumeaux de la région de Montréal

Et finalement, pour nous, quelle est la réponse à la question? Ça va toujours un petit peu mieux chaque jour. Plus qu'hier et moins que demain...



mardi 18 janvier 2011

Rhume et sacs d'épicerie

Le lien entre ces deux éléments? J’espère bien l’avoir trouvé d’ici la fin de mon billet.

En attendant, je peux toujours vous dire qu’hier, j’ai eu mon numéro de la clinique à 7h55, ai réussi à enregistrer les loups vers 12h15 pour finalement voir leur médecin de famille(ça tombait bien, elle était de garde) vers 14h15. Le tout entrecoupé de retours à la maison ce qui est mieux qu'une longue attente à la clinique, évidemment. C'est quand même le comble du ridicule quand c'est pour se faire dire que c'est juste un gros, gros rhume, qu'il faut continuer les douches nasales comme l'ibuprofène et que 104,6 F, ce n'est pas grave (par l'infirmière, mais l'anecdote est quand même authentique!).

Les sacs maintenant. Il y a maintenant un peu plus de dix ans de cela, j'ai commencé à rapporter mes sacs d'épicerie à l'épicerie. Les emballeurs me regardaient bizarrement et me disaient même parfois qu'on ne payait pas pour le retour des sacs (!). Depuis, est arrivé ce que l'on connait tous; la démonisation des sacs d'emballage. Évidemment, sont encore bien vus les sacs de feuilles à l'automne, ceux des grands magasins (qui ramènent ses sacs chez Simons?) et bien sûr tout le surembalage protecteur que nous mettons sans sourciller dans les mêmes sacs que nous ramenons pourtant religieusement (ou écologiquement, on ne semble plus faire de différence entre ces deux adverbes) à chaque visite d'épicerie.
Croyez-le ou non, alors que je fais des efforts pour tous les points mentionnés plus haut, moi, Mme au Carré, j'ai eu droit à un service de m*?%@ à l'épicerie aujourd'hui parce que j'avais laissé mes sacs chez moi. J'eus beau prendre couches et sacs de lait tel quel, rien n'y fit, l'emballeur a perdu son beau sourire et m'a fixé des yeux d'un air hostile dès que j'ai répondu: ''Non, ils sont chez moi.". Il conservé son air de martyre jusqu'à ce qu'il pose la question qui tue à la cliente suivante qui, heureusement pour elle, avait la bonne réponse.

Alors le lien entre rhume et sac d'épicerie? On était ben mieux dans l'temps. Quand le médecin se déplaçait pis qu'on allait au magasin générale rien qu'une fois par mois parce que le reste poussait sur notre terre!
Je chiâle pour chiâler. J'ai pas trouvé de lien! J'étais simplement hantée par le regard de cet emballeur.

P.S. (tant qu'à être hors sujet) Cauchemar ce matin à mon arrivée en classe alors que je relis le tableau sur lequel j'ai écrit, il y a 6 jours: Prière de replacer les bureaux si vous les déplacer. Si, si. Méga faute d'accord à déplacer. La honte!

dimanche 16 janvier 2011

Rappelle-toi qu'on oublie vite

Les garçons sont malades. Antoine depuis jeudi et Julien depuis samedi soir. De petites quintes de toux et de la petite fièvre pour Juju alors qu’Antoine est aux prises avec des sérieuses quintes et des pointes régulières à 102 F.
C’est ma faute, je crois que j’ai attiré le mauvais œil en disant à tout le monde que mes enfants n’avaient encore rien attrapé de l’hiver. En plus, je prétends depuis longtemps qu’en dehors de leurs sempiternelles otites, ils ne sont jamais malades en même temps. Note à moi-même, ne plus extrapoler quand on me demande comment vont les jumeaux.
Mais cette fois-ci, on dirait que je n’arrive pas à être « cool as a cucumber » devant les respirations sifflantes et les emballements du thermomètre (auriculaire! enfin il entre dans leurs oreilles et je n’utilise plus le rectal qu’en cas de doute!)
L’hiver dernier, celui où il ne s’est que rarement écoulé plus de trois jours de suite sans que l’un d’eux ne soit fiévreux, je connaissais les horaires de la clinique aussi bien que la section Santé du Mieux-vivre avec son enfant. Sans regarder mes notes, j’arrivais à me rappeler à combien était monté le thermomètre, à qui et quand j’avais administré X ml du médicament Y. Je me réveillais à heures fixes sans efforts (mais de mauvais humeur!) pour écouter les poumons et toucher les petits fronts. Je berçais, je consolais, j’étais… patiente.
Aujourd’hui, Pascal faisait du temps supplémentaire donc pendant la nuit, je me suis levée à chaque fois que l’un d’eux pleurait, c’est-à-dire aux heures environ. Vers 6h30, j’entends Julien hurler : « Antoine? Antoine? ANTOINE? ANTOINE!!! », je m’imagine mon aîné bleu, étouffé sous sa couverture de jungle, me lève en trombe et arrive dans la chambre légèrement étourdie, pour constater qu’une forme caractéristique fait bomber anormalement singes et lions sur le lit. Je comprends alors que je ne sauve personne et ne réussis en fait qu’à interrompre leur jeu de cache-cache avec mes angoisses maternelles. Note à moi-même : ne se lever que lorsque l’un d’eux pleure ET que l’autre crie, au moins, il y aura un bobo à embrasser et tu conserveras ton titre de Super-Maman malgré ta tignasse de femme des cavernes.
Le reste de la matinée, ils couraient partout comme des petits pop corns ou restaient anormalement tranquilles, affalés sur le divan. Le tout entrecoupé de crises de larmes incroyables pour des raisons tout à fait inutiles. Ils ont brisé des jouets, en ont égaré d’autres, se sont chamaillés, poussés, ont refusé de manger, puis refusé de sortir de table, puis refusé de manger jusqu’à ce que je les mette au lit. Et encore là, j’ai fini par installer Julien dans son parc.
Rassurez-vous, j’ai passé de beaux moments avec eux quand même, mais je n’avais plus aucune résistance, plus aucune… patience quand Pascal est revenu du boulot.
Espérons que j’oublierai les petites maladies de 2011 aussi rapidement que j’ai évacué les compétences de maminfirmère accumulées en 2010.
Au fait, quelqu’un peut me dire à quelle heure ouvre la clinique demain, j'ai oublié??? C'est pour que je sache à quelle heure je dois m'armer de patience pour poireauter en groupe devant une distributrice de numéros.

vendredi 14 janvier 2011

Jumeaux, rénos, dodo


J’ai arrêté de me sentir coupable de ne pas vous écrire plus régulièrement depuis déjà longtemps, mais je dois vous avouer que cette fois-ci, j’ai un minuscule sentiment de culpabilité qui me tire par la manche. En fait, je ne sais même plus par où commencer devant l’ampleur de la pause que je viens de prendre!

Côté Jumeaux, nous avons vécu l’apparition de six dents (!) depuis mon dernier post. Il en manque toujours deux pour cette série, mais croyez-moi, à voir leur comportement depuis quelques jours, elles ne tarderont pas!
Noël est arrivé juste au bon moment cette année et les petits loups ont maintenant plusieurs nouvelles passions nommées : M. et Mme Patate, Le Train (ça c’est vraiment quelque chose qui mériterait un billet entier!), le chocolat (une passion renouvelée mais toujours intense), les casse-tête, la chanson 23 décembre qu’ils marmonnent en même temps que s’époumone Annie Villeneuve (incluant le passage qui scande : « j’l’ai échangé contre une photo où on voit rien qu’une fille de dos qui s’cache les fesses avec les mains »), les trois grands-mamans (Françoise, Jocelyne et Lyette) qu’ils veulent appeler au moins une fois par jour, la pâte à ‘od’ler et les Backyardigans qui semblent avoir temporairement délogé Diego de sa case horaire pré dodo (merci mon Dieu pour ce renouveau!).

Côté Rénos, la liste est courte cet hiver, il faut dire que j’ai gardé un goût amer de ma blessure au doigt du printemps dernier. Vous savez, quand j’ai maladroitement laissé tomber une roche sur ma main en tentant d’améliorer notre aménagement paysager? J’en garde un doigt qui refuse de déplier complètement et une tendance à échapper tout objet ayant le malheur de se trouver dans ma main gauche. La cour n’a depuis plus connu d’améliorations. Par contre, Pascal a une nouvelle table, de nouvelles lumières dans son garage et une liste impressionnante de projets pour la belle saison (que quelqu’un nous vienne en aide!!!).

Côté Dodo, j’ai reçu un réveil matin qui snooze aux cinq minutes. Quelle invention géniale! Je snooze trois fois et j’ai l’impression d’avoir dormi 27 minutes de plus alors qu’en fait, 15 minutes se sont écoulées. C’est presque assez pour réussir à partir travailler à l’heure! Justement, côté organisation, je lis avidement le livre de Claudie Arsenault La conciliation travail famille. Jusqu’à présent, cette lecture me donne surtout envie d’arrêter les couches lavables, les soupes maison et les réveils à 5h45, mais peut-être que si je poursuis ma lecture jusqu’à la fin, je développerai une attitude positive envers cette fameuse conciliation. En attendant, puisque nous nous refusons à laisser tomber nos loisirs, nous apprenons à fonctionner en déficit chronique de sommeil durant la semaine, quitte à en faire provision dès que nous en avons la chance durant les week-ends.

Voici donc une année qui s’annonce déjà chargée en projets et en changements de cap. La vie a été généreuse avec nous depuis quelques années. Je vous souhaite, chers lecteurs, de connaître vous aussi la santé, le bonheur qu’apportent famille et amis, le succès et la paix.