lundi 30 août 2010

Je ne suis pas seule dans ma double confusion!

D'abord publié le 30-09-09


Danielle, l'éducatrice des enfants, a remis les bébés à Pascal hier soir en lui disant que Juju avait les fesses rouges!!! Mais c'est Antoine qui a les fesses irritées et que j'avais (un peu, pas beaucoup là, à peine!) habillé de bleu!!!

Je ne suis pas la seule à me tromper de bébé parfois!!! Sauf qu'hier... je crois que ça a duré toute la journée. Hihihi!!

Ce matin, j'ai mis à Julien: sa veste bleue, son manteau bleu, son chapeau bleu, son chandail bleu, ses pantalons bleus, ses bas bleus et ses Robeez rouge et brun! Antoine est en jaune, vert et brun. Cette fois, ça devrait aller!

Petite moment philosophique derrière la laveuse

D'abord publié le 27-09-09

Je regardais mes couches de coton se faire laver et ça m’a fait penser à tous ces bidules de la vie courante que nous tenons pour acquis. Je ne parle pas de la technologie de fous qui nous permet de monter la température à 16h00 parce que notre tante attrape généralement un coup de froid en fin d’après-midi ni même à nos i-pods, courriels, agendas électronique, cartes à puces ou autres. De toute façon, ces derniers consomment souvent plus de temps et d’énergie qu’ils ne nous en épargnent !
Non, je pensais plus à tout ce que Papa au Carré et moi sommes contents de retrouver après une activité médiévale. Quand nous reculons de 1000 ans pour aller à Bicolline, nous nous y sommes préparés. C’est seulement une illusion puisque nos vêtements sont appropriés au climat, propres, déjà tissés, cousus (pas assemblés, cousus) notre nourriture est tuée, assaisonnée, nutritive, abondante quelle que soit la saison et nous sommes en santé. Et c’est malgré tout un choc culturel à chaque fois.
J’imagine alors ce qu’aurait été ma vie à cette époque. Comme le dit si bien mon chum, cet exercice est inutile puisque je serais probablement morte et lui, pour s’occuper de ses jumeaux, aurait marié en secondes noces une jolie jeune femme de 16 ans riche de sa bouche aux 16 dents !
Il n’y a pas si longtemps donc, j’aurais passé toute une journée par semaine au lavoir, cela sans compter les lavages de couches, qui n’auraient probablement pas été en coton… Le but de mes journées aurait été de réussir à nourrir tout le monde convenablement : ramasser, engranger, tuer, saler, dessaler, mijoter, pétrir. Sans électricité, et donc sans cuisinière, cela va de soit, mais sans lumière aussi ! Quand on sort dehors aujourd’hui, c’est brumeux et un peu froid ; on couvre bien les garçons et on se dépêche à entrer dans la voiture ou la maison. C’est probablement inimaginable pour nos ancêtres! Un tel degré de confort leur semblait sûrement si impossible que je parie qu’ils n’osaient même pas y rêver pour leur roi.
Nous avons donc atteint et dépassé les attentes les plus folles de nos ancêtres ; la possibilité d’un confort physique presque absolu par la maîtrise artificielle de notre environnement. Mais si fragile ! Et si injustement distribué! Pourquoi la mince ligne entre confort et superflu a-t-elle été brouillée si rapidement dans notre histoire? Nous ne faisons même plus la différence entre nos besoins en eau courante et en communication électronique ! Demain arrive une panne d’électricité et nous serons totalement démunis. À quel endroit prendriez-vous votre eau en cas de panne du système d’aqueduc ? Dans quel état se retrouveraient nos villes et villages sans égouts ?
Bref, je regardais mes couches se faire laver et je pensais à mon corps de femme de 32 ans qui fonctionne parfaitement, à mes dents qui sont toutes intactes, à mes fils qui sont vivants, aux temps libres que je réussis malgré tout à avoir Et j’ai éprouvé une reconnaissance immense pour l’humanité qui a réussi à nous procurer ce confort, artificiel oui, certainement fragile, bien que parfois complètement inutile, mais ô combien apprécié.
Je me dis que même si on a dépassé les limites pour certaines choses, il faut tout de même prendre le temps (puisqu’on l’a !) de se souvenir de ce que notre vie devrait logiquement être.

Pourquoi les jumeaux fascinent-ils autant?

D'abord publié le 26-09-09

Peut-être la réponse tient-elle en ces mots qu'a eus ma collègue apprenant que j'en attendais.


''Parce que ce n'est pas à moi que ça arrive!''

Le charme des jumeaux

D'abord publié le 25-09-09

Ce qui fait le charme de mes jumeaux.

-Les éclats de rire en duo.

-Quand ils se prêtent leur suce.

-Les regarder se tourner l’un face à l’autre pendant le dodo quand ils n’avaient que quelques semaines.

-Voir Antoine frotter la tête de Julien pour le shampouiner.

-La fierté de constater les aptitudes sociales qu’ils ont déjà développées.

-Savoir qu’ils ne seront jamais seuls, même sans nous.

-L’allaitement simultané, c’est indescriptible !

-Les cris de ralliement qu’ils poussent depuis qu’ils ont 6 mois.

-Relaxer parce qu’on s’occupe d’un seul enfant.

-S’ennuyer de l’autre pendant ce temps-là.

-Sentir ses bébés bouger dans son ventre dès la 16e semaine parce qu’on a déjà l’utérus si distendu.

-Répondre « 5 minutes » à la question qui tue.

Tranches de vie : Très drôles les matins

D'abord publié le 18-09-09


Et pas faciles, je vous le concède! Je cours littéralement partout dans la maison parce que peu importe l'heure à laquelle je me lève, je suis toujours en retard. C'est que les bébés ont toujours tant de plaisir à jouer quand ils se lèvent que j'ai du mal à les arracher à leurs jeux pour les changer ou les faire déjeuner. Résultat? On finit immanquablement par être à la dernière minute mais... de bonne humeur.

De plus, on dirait qu'à chaque matin je commets une gaffe. Avant-hier, j'ai oublié Julien dans sa chaise haute. Antoine, rassasié lui, jouait partout en poussant des cris de joie pendant que je me ''déguisais'', croyant que tout allait pour le mieux quand tout à coup, Julien s'est mis à pleurer. Patiemment, je lui disais: ''Mais non Trésor, maman est là, va jouer avec ton frère.'', mais rien n'y faisait. Vous vous imaginez ma surprise et ma culpabilité quand j'ai trouvé mon fils sanglé (par moi sa mère) dans sa chaise haute!

J'ai tellement hâte qu'ils puissent marcher, ou du moins se tenir debout le temps que je sorte l'autre frère de la voiture. Parce que, croyez-le ou non, je tente encore de me conformer à la loi voulant que l'on ne doit pas laisser un enfant seul dans une voiture (mais en échapper un en tentant de porter les deux, ça, c'est correct!). Prenez ce matin par exemple. Je détache Antoine de son siège et vais ensuite chercher Juju de l'autre côté. Le temps de crier oups, le petit vite s'était balancé dans le vide et s'est retrouvé coincé par terre, entre le banc et le siège du passager. Très drôle! Mais le plus hilarant a été quand je l'ai repêché tout en gardant Juju entre mes bras. C'est simple, le Cirque du Soleil nous aurait donné un contrat!

Évacuons le motton une fois pour toute! (peut-être)

D'abord publié le 13-09-09


Saviez-vous que pour certaines catégories de revenu familial, il peut être substanciellement plus avantageux pour une famille d'envoyer ses enfants dans une garderie privée et d'ainsi bénéficier des remboursements gouvernementaux?

Un problème pour ces familles, elles doivent payer d'abord et ne reçoivent que la moitié du remboursement de façon anticipée. Le reste leur est payé à travers leur remboursement d'impôt. À quand les prêts bancaires pour ''retour au travail'' ou ''tentative d'amélioration de la condition financière familiale?''

En gros, si le revenu familial brut est inférieur à plus ou moins 80 000$, il est plus avantageux d'envoyer ces enfants au privé. Voici un calculateur intéressant à utiliser et à faire connaître.

http://www.budget.finances.gouv.qc.ca/budget/2009-2010/fr/Garde2009_Francais.html

Transmettez donc ces informations aux parents autour de vous. Peut-être se dirigeront-ils vers des ressources privées qui correspondent mieux à leurs besoins et libéreront ainsi des places à 7$ pour des parents comme nous... Pendant qu'elles sont encore à 7$.

Évacuons le motton

D'abord publié le 13-09-09


(Demande au lecteur, faites-le moi savoir si vous croyez que je suis trop impulsive en envoyant cette diatribe au CPE concerné.)

Le 20 décembre 2007, nous avions mis nos enfants en attente d'une place subventionnée en installation à Ste-Julie. Nous avions demandé un quatre jours avec la cinquième journée au jour de leur choix. Nous avions spécifié en mai 2009 que nous étions prêts à prendre une seule place à la fois sans problème, quitte à attendre, l'autre frère ayant priorité.

Ces gens -dont le travail est payé par nos impôts.

-qui sont soi-disant chapeautés par des normes provinciales.

-qui se doivent donc de respecter la liste d'attente (sic).

-à qui nous envisagions de confier ce que nous avons de plus précieux.

Ces gens, donc, ont donné une place à l'enfant d'un couple de nos amis (pour qui nous sommes extrêmement heureux) qui l'avait inscrit EN JUIN 2009!!! Pour ajouter l'insulte à l'injure, eux-mêmes remarquent l'incongruité de la situation en soulignant qu'un couple de leurs amis avait eux-mêmes inscrit leur enfant en 2008 sans jamais recevoir l'appel tant convoité. (pas des jumeaux, mais bien un petit singleton tout ce qu'il y a de plus normal!)

Morale de l'histoire, ô amis en attente d'une place à 7$ (ou de deux ou même trois!), inondez ces incompétents fonctionnaires de vos appels quotidiens vous enquérant de l'évolution de votre dossier. Peut-être finiront-ils par respecter leur liste de priorité! Mais d'ici-là, ne leur faites pas trop confiance!!

Les jujus et la garderie

D'abord publié le 04-09-09

Danielle, la gardienne des enfants est vraiment extraordinaire! La preuve c’est que les garçons ont réalisé leur premier dessin hier. Un gros gribouillis avec des picots! Il paraît qu’ils ont commencé par manger les crayons de cire (on s’en doutait!) avant de les promener sur leur feuille. Maintenant, celles-ci trônent fièrement sur notre frigo!
Le seul ennui avec cette garderie (la seule qui ait accepté de nous accorder une entrevue pour la rentrée, on s’en souvient!) c’est les heures d’ouverture. Je commence à 8h00 à Beloeil donc à 7h30, le sac des garçons est déjà sur son perron, les jumeaux sont détachés et je suis prête à les transporter, un sur chaque hanche jusqu’à la porte de la maison. J’ai à peine le temps de leur dire au revoir que je suis déjà repartie! J’attrape parfois un peu de trafic sur la 20, je stresse à l’idée d’arriver en retard au boulot, de voir mon salaire coupé et de recommencer à zéro les 21 jours que je dois bosser avant d’accéder à la liste « officielle » de rappel de la commission scolaire. Danielle m’a tout de même assurée que dès janvier, elle ouvrira ses portes à 7h15 mais aussitôt que la neige arrive par contre, j’essaie de devancer ça! Imaginez si je travaillais encore pour St.Johns! Je commençais à 8h00 et le matin, je mettais 40 minutes à couvrir les 44 kilomètres. De chez Danielle, vous ajoutez deux kilomètres et cinq minutes, quelle horreur! Je n’ai qu’un seul regret, celui de ne pas avoir démissionné avant!!!
Déjà que je me lève à 5h30 pour réussir à être prête à temps. Ben quoi? Comme c’est ma première année aux Patriotes et mon grand retour au primaire, j’essaie d’avoir l’air de… quetchose là! Maquillée, bien habillée, bijoutée, les cheveux disciplinée, douchée. Toutes des choses que… ouais bon, passons; j’étais une mère au foyer dans la dernière année, un peu d’indulgence! Puis il faut changer les garçons les faire manger, les habiller, les rechanger parce que eh oui! ils ont fait leur travail de bébé! Ouf! Heureusement que je peux me reposer à l’école!

Les cours de natation

D'abord publié le 30-08-09

Nous sommes de retour du premier cours de natation des enfants. C’était bien sympathique, par contre, nous avions tous oublié qu’il fallait porter un bonnet de bain. Pascal s'est donc précipité à la maison en me laissant préparer les enfants dans un vestiaire familial gros comme notre walk-in (et je n’ai pas un gros walk-in!). Finalement, la monitrice s’est servie de mon bébé pour faire ses démonstrations en attendant que Pascal revienne.

Au début, je me demandais pourquoi autant de parents étaient venus à deux et avaient manqué une opportunité d’être tranquille sans la marmaille. Après le cours et avec le retour au vestiaire pour le dernier changement, j’ai compris. Pendant que les papas changeaient les autres bébés, les mamans elles, n’avaient qu’à enfiler leurs vêtements secs pendant que j’essayais tant bien que mal de ne pas dégoutter sur mon bébé gigotant sur son petit, tout petit banc. Une fois changé, le mien se traînait partout pendant que j’enfilais mes jeans et mon chandail tout en laissant mes cheveux ressembler à n’importe quoi (mais vraiment n’importe quoi!). J’imagine que Pascal vivait la même chose avec le sien dans le vestiaire des hommes (moins les cheveux).

Vivement la semaine prochaine, pour qu’on se reprenne avec les bonnets, les bons vestiaires… et l’expérience!

Les garderies ou plutôt... l'absence de ...

D'abord publié le 24-08-09


La recherche d'une garderie (musique dramatique soulignant le suspense et le stress que cela implique).

Trop chère, trop loin, trop surpeuplée. Et la majorité du temps, les places sont déjà ''trop'' remplies avant même que l'on ne sache qu'elles étaient disponibles... Et pour des bébées de moins de 18 mois... quelle galère!
Mon problème est que je change d'emploi à mon retour au travail en septembre.
(Ben oui, j'ai démissionné, désolée pour ceux pour qui c'est un choc!) Je suis enseignante au secondaire et je veux me rapprocher de mon lieu de résidence. 88km par jour, ça commence à faire!
Et en-dehors de notre ville, nous ne savons même pas vers quel endroit diriger nos recherches!
Je viens ici en parler parce que j'en ai un peu (mais si peu) marre de me faire dire «
ah oui, des jumeaux, ça doit pas être facile à trouver une place pour eux! ».
Euh, non, pas facile DEUX places. Oui, au même endroit, oui, en même temps! Non, ce ne sont pas des extraterrestres. Oui, je dois gagner ma vie même s'ils sont tout petits! Non, je ne fais pas partie de cette catégorie de mères qui réussissent à rester à la maison pendant la petite enfance de leurs rejetons. Pas capable! Je les admire et les envie même beaucoup ces mamans, mais j'ai besoin de développement personnel, besoin de me sentir utile pour d'autres...

J’écrivais ces lignes en juin (2009). Depuis, une seule visite dans une garderie surpeuplée de Ste-Julie puis, rien, niet, nada,nothing… le néant. Personne ne retourne seulement les appels que je fais et on ne répond même pas à mes courriels. La recherche d’un cinq et demi à Montréal, c’est de la petite bière à côté de l’attente d’une place en garderie(merci Jean Charest!). (Vous vous dites sûrement… elle fait la difficile, elle cherche une place à 7$, ou bien au privé mais à 25 $. Même pas, on est prêts à aller à 30$ !) Puis aujourd’hui, le téléphone a sonné, et c’était plus comme une musique s’élevant d’un orgue baroque tonnant la marche nuptiale au sortir d’une église. NOUS AVONS UN RENDEZ-VOUS POUR MERCREDI !!! Priez pour nous si vous priez, sortez vos énergies positives si vous en avez ! On prend tout, on n’est pas regardant !