lundi 29 novembre 2010

Deux minutes de motivation!

Depuis la fin de la production, je suis vidée. Fatiguée comme rarement je le suis. Faut croire que ça ne me fait pas de bien dormir, prendre mon temps pour manger, avaler mes vitamines religieusement tous les jours et passer mes soirées chez nous. Je suis en blues post-prod... C'est une condition très connue chez les St-Bruno Players, je suis certaine que les autres comédiens vivent la même chose. Sauf Nancy bien sûr. Elle vient de partir pour le Suuuud, la chanceuse!

De retour d'une journée harassante (je ne sais jamais s'il faut mettre un ''h'')... Disons plutôt... De retour d'une exténuante journée de suppléance, je n'avais le coeur à rien après le souper, mais un coup d'oeil à mes fils m'a fait prendre conscience que j'ai récemment négligé mes devoirs de mère. (J'entends mes lectrices féministes penser que les jujus ont aussi un père, ce à quoi je rétorque: il y a des limites au féminisme et l'entretien capillaire en est une!) C'est qu'avec le retour en force de la tuque, les cheveux de mes garçons me font invariablement honte à chaque matin. Ils sont pourtant magnifiques au sortir du bain, mais voilà, ce soir, la réalité me frappait de plein fouet; ils ne s'appelent pas René et Charles. La seule et unique visite chez le barbier ayant été un vrai cauchemar, une seule solution s'imposait: la coupe maison.

Je le fais depuis qu'ils sont petits et je connaissais des succès relatifs jusqu'à ce qu'ils se mettent en tête que je leur faisais mal... Mais ce soir, malgré mon épuisement, j'avais décidé que c'était maintenant que je coupais. J'ai même trouvé le combo idéal: le bain, un suçon et la chanson des trois petits minous qui ont perdu leurs mitaines. Et ma foi, je dois admettre que je suis assez fière du résultat.

Seulement... ma motivation est vite retombée et... on en a pour quelques jours à n'avoir aucun mal à les différencier. La coupe de Julien est vraiment belle et si personne ne prend de photos dans les prochains jours, Antoine ne saura jamais qu'il a perdu à Ma p'tite vache a mal aux pattes un certain jour de novembre...

lundi 22 novembre 2010

La vie est un gros pain

J’ai repris Julien quand il a déclaré avoir, et je cite, « flushé la toilette », en lui disant qu’on devait attendre le pipi ou le caca avant de plutôt « tirer la chasse ».

Tirée ou flushée, peu importe, puisque c’est six litres d’eau fraîche qu’il s’est bien sûr empressé de rebalancer dans les tuyaux pour me faire plaisir. J’ai encore bien des croûtes à manger comme mère…

lundi 15 novembre 2010

Semaine intense

Je viens de survivre à la première semaine de production, la plus intense, celle avec le moins de sommeil et le plus de stress. Celle qui nous fait immanquablement nous interroger sur notre degré de santé mentale et nous cause le plus de cauchemars. Quand on réussit à dormir, bien sûr!

À cause de ce fameux rôle, j’ai vu mes garçons une heure de moins chaque jour et le reste du temps passé à leur côté n'était que course folle à travers la maison, ce qui leur a pratiquement valu d’être embrassés toutes les cinq minutes et d’endurer des « Moi je t’aime beaucoup! » chaque fois que j’avais leur attention. Si je ne me retiens pas, ils vont finir gâtés pourris d’ici la fin de cette pièce! Bon okay, je confesse, je ne me suis pas trop retenue depuis plus longtemps que ça et le mal est maintenant fait ; ce seront probablement d’horribles petits enfants-rois! Enfin… disons co-régents puisqu’il sera difficile de décider lequel montera sur le trône.

Mais je m’égare, je m’égare. Je voulais simplement vous annoncer que les deux premières représentations se sont déroulées sans bug majeur et surtout, que j’ai toujours autant de plaisir à monter sur les planches et à côtoyer les merveilleux membres de la Troupe de théâtre Saint-Bruno Players.

C’est beaucoup, beaucoup de travail et d’implication de la part de plusieurs personnes et tout cela pour quatre fois deux heures de représentation, seulement. Déjà à partir du salut, tout n’est plus que souvenirs et impressions, le théâtre étant par définition, le plus éphémère de tous les arts. Et c'est ce qui le rend si passionnant à mes yeux.

lundi 8 novembre 2010

La meilleure des ressources

Si je veux remplir le mandat que je me suis fixée avec ce nouveau blogue, je dois absolument vous parler de l’Association de parents de jumeaux et triplés de la région de Montréal (APJTM). Il s’agit là d’une ressource incontournable pour tout parent de jumeaux, et ce dès l’annonce de la renversante nouvelle. Bref, on n’attend pas de se remettre du choc, on contacte l’APJTM immédiatement! Une téléphoniste bénévole se fera un plaisir de répondre aux questions et offrir un soutien personnalisé.t tre dedes

En effet, dans leur nouvelle aura gémellaire, les futurs parents ne le savent pas toujours, mais ils voguent lentement et irrémédiablement vers une parentalité en marge de la norme. Vous pouvez d’ailleurs procéder à l’expérience suivante ; demandez à des parents de jumeaux de vous raconter l’accouchement. Ou le suivi médical de la grossesse. Ou bien les premiers mois. Mieux encore, la première année. Puis, le dilemme de la séparation ou non à l’entrée à l’école. Ce que vous entendrez ne sera probablement pas banal pour vous. Mais ça l’est pour eux!

Vers qui se tourner donc, pour en parler sans devoir tout expliquer, tout justifier? Proches et amis, tout aidants et aimants qu’ils soient, ne pourront jamais remplacer le contact avec des parents de jumeaux qui sont passés à travers les différentes étapes si particulières à l’aventure gémellaire. C’est ici qu’intervient l’association.

Dès l’heureuse annonce, l’APJTM propose des services. Grâce au Jumello, le journal mensuel, les futurs parents pourront se familiariser avec leur nouvelle réalité. À chaque mois, l’association organise également une conférence sur des thèmes variés qui permet de socialiser et d’en apprendre un peu plus sur l’allaitement, les réalités de parents de jumeaux et le sommeil pour ne nommer que ceux-ci. Il existe même un service de parrainage entre des familles de jumeaux!

L’APJTM propose un très beau recueil de témoignages d’allaitement écrits par des parents de jumeaux et même de triplés qui ont allaité quelques semaines, mois ou années. Ce recueil sera par ailleurs bientôt réédité avec des témoignages plus récents. Le Jumello publie aussi une liste de marraines d’allaitement qui ont toutes allaité leurs jumeaux/jumelles, ce qui peut être très utile quand on sait que les défis auxquels nous sommes confrontés sont si particuliers.

Puis, deux fois par année, le bazar de l’association bat son plein à Montréal et permet à tous et chacun de s’équiper à petit prix et surtout, de constater que oui, on survit à la première année!

Également, le service de casting offert par l’APJTM est très populaire puisque la plupart des bébés que vous voyez dans vos émissions préférées sont en fait des jumeaux identiques… dénichés par l’APJTM

Finalement, les différentes activités organisées par l’APJTM réunissent ponctuellement des dizaines de jumeaux à la cabane à sucre, aux pommes, en camping, etc. Nos cocos suscitent sourires et regards partout où ils passent, mais pour une fois, ce sont les singletons qui sont en minorité lors de ces rencontres! À souligner, la fête de Noël qui demeure une activité incontournable pour plus de 300 enfants: modules gonflables, ateliers thématiques, le frère jumeau du Père Noël est même de la partie!

Et le plus beau dans tout ça, c’est que cette association fonctionne depuis bientôt 50 ans exclusivement grâce à ses bénévoles. Les frais d’adhésion sont minimes et ne servent qu’à supporter l’impression et l’expédition du Journal. Les merveilleux bénévoles réussissent à couvrir les autres frais grâce aux deux bazars organisés chaque année. Aucune subvention gouvernementale ne vient appuyer l’immense travail et soutien apportés à la grande communauté des parents de jumeaux, souligne par ailleurs Nathalie Ménard, la Présidente de l’Association.

Personnellement, ce que j’apprécie le plus de ce regroupement, est le forum de discussion dont vous trouverez le lien au bas de ce billet. Petits problèmes, gros malheurs, questions, témoignages, tout trouve réponse parmi ces mères (et quelques pères!) chaleureuses et compréhensives. La première année, je croyais que je n’avais pas le temps d’y aller, mais je regrette de ne être passée plus souvent faire un saut, je me serais évitée bien des angoisses. Savoir que ça arrive à tous les parents de jumeaux de se faire dévisager en public ne change rien à l’absurdité de la situation, mais ça aide au moins à finir son épicerie avec le sourire! Et surtout, dans cet espace, j’ai l’impression que mon quotidien est plus normal; je n’ai pas besoin d’expliquer ce que je ressens, ce que représente la prématurité ou encore, ce que c’est concrètement que d’élever mes deux petits monozygotes!

Ce que les mamans en disent :

Mon activité favorite avec l'APJTM a été la cueillette des pommes, poires et prunes en septembre dernier. Toute la famille a bien apprécié cette belle sortie qui fut très populaire d'ailleurs. On a beaucoup aimé la cabane à sucre et la fête de Noël également.

Ma conférence incontournable fut celle de l'allaitement de jumeaux et triplés donné par Vicky Paraschuk. Ce fut très intéressant et beaucoup de mamans enceintes de jumeaux y ont assisté.

J'adore recevoir le Jumello à la maison. C'est un petit plaisir! J'aime beaucoup écrire mes chroniques d'allaitement pour informer les mamans ou futures mamans qui désirent allaiter.

Les marraines d'allaitement de l'APJTM sont des femmes merveilleuses qui ont allaité leurs jumeaux avec succès et qui désirent partager leur expérience en aidant les futures mamans dans cett grande aventure. Elles savent nous réconforter et nous aider dans les moments nécessaires.

Marie-Christine, maman de Loïc Alexandre et Thomas Benjamin, signe la chronique Allaitement dans le Jumello


Les parents bénévoles qui organisent des sorties pour parents, enfants et amis de l'association travaillent fort pour nous offrir des activités variéees, amusantes et abordables. Ces sorties nous permettent de rencontrer ou de revoir des gens de l'association, d'échanger, de se divertir et s''amuser. Les coups de coeur pour notre famille ont été: la cabane à sucre, la cueillette de pommes, poires et prunes ainsi que la fête de Noël.

La Hila est maman de jumelles de 3 ans.


À l'annonce de la grossesse, qu'elle soit double ou non, s'amène l'éventualité des cours prénataux...quand j'ai demandé à mon médecin quelle importance elle attribuait au fait que je ne voulais pas vraiment suivre ces cours, elle m'a dit gentiment que j'allais certainement pouvoir quand même respirer de la bonne façon au moment opportun...mais il y avait quand même un élément de ces cours qui me tenait à coeur, je voulais allaiter, même si j'avais des jumelles...je me suis donc inscrite à l'APJTM pour suivre la formation sur l'allaitement...grâce à cela j'ai allaité mes filles jusqu'à huit mois et j'en suis très fière!

Véro est la maman de Laurence et Camille, 3 ans et Mathilde, 1 an


Pour contacter l’Association de parents de jumeaux et triplés de la région de Montréal ou pour signer la pétition concernant la majoration du congé parental des parents de jumeaux:

Téléphone : 514-990-6165

Fax : 514-666-0365

http://www.apjtm.com

jeudi 4 novembre 2010

Joies matinales

Après un boum retentissant, quel ne fut pas mon plaisir quand, arrivée en trombe, j’ai constaté que Julien avait pris les choses en main et Antoine dans ses bras pour le consoler?

J’aurais pu profiter de cette minute bien méritée pour me sauver, finir de m’habiller et tenter d’arriver à l’heure pour une fois, mais j’ai plutôt admiré mes cocos de loin. Quelle minute bien investie!

mercredi 27 octobre 2010

Notre théâtre: 35 ans d'amour!

Les billets pour la production d'automne sont en vente!

Je vous mets le lien ici.

J'espère que vous viendrez nombreux m'applaudir, pour une fois que je ne me vieillis ou que je ne m'enlaidis pas! Puis pour les curieux et les esprits mal tournés, sachez que dans cette production, j'embrasse encore une fois... un homme!

Ahhhh, pas facile, la vie d'actrice!


http://www.theatresbp.ca/

lundi 25 octobre 2010

To twin or not to twin?

Du phénomène gémellaire, bien des gens ne retiennent souvent qu’une chose ; il faut dégémelliser à tout prix! Séparer les enfants à l’école, ne jamais les habiller de façon semblable et surtout, surtout, ne jamais au grand jamais les appeler « les jumeaux ». Depuis que j’ai les miens, mon opinion est plus nuancée.

Cette façon de traiter les jumeaux comme s’ils étaient des frères ou sœurs d’âges différents me choque un peu parce qu’elle renie tout ce que leur arrivée ex aequo peut comporter de positif, d’amusant et de différent. Antoine et Julien sont nés le même jour, ils se ressemblent énormément et ça n’est pas près de changer. Ce sont des jumeaux, inutile de mettre ce mot à la poubelle comme le font certaines personnes autour de nous.

J’admets que ce ne doit pas être facile d’apprendre son nom quand on entend toujours celui d’un autre. A fortiori s’il s’agit de celui avec qui on fait les quatre cent coups, quand on n’est pas en train d’essayer de lui arracher les cheveux ou de lui voler son auto préférée! Je reconnais aussi les nommer « mon fils, mon trésor, mon coco-loup » plus souvent qu’à mon tour. Ce n’est pas faute de les habiller différemment, mais bien parce que c’est ce qu’ils sont… quand je n’ai pas trop le temps de réfléchir. Il m’arrive parfois même de bafouiller un « An-Julien, Antoi, Julien, toi le bébé », mais quel parent ne se trompe pas de nom entre sa marmaille? Je suspecte qu’il n’y a que les mamans de jumeaux qui se targuent de toujours prononcer le bon. Ils auront mis deux ans à réagir à l’appel de leur nom ce qui est quand même un de plus que Charlie le chat, d’accord, mais c’est fait maintenant. Ils répondent même correctement à la question : « Qui est ton jumeau? ». On peut bien leur mettre tous deux une chemise blanche, les appeler les jumeaux et les envoyer à la halte-garderie sans honte!

C’est une blague, ils n’ont même pas de vêtements semblables, tout le monde les appelle Toine-Toine et Juju et leur éducatrice est une perle. Tout de même, qu’est-ce qu’on rirait!

Tout ça pour dire que quand on me demande comment vont les jumeaux, il me fait plaisir de répondre : « Les jumeaux sont en pleine forme! Tu ne devineras jamais ce qu’a dit Antoine de son frère en se levant se matin. « Jolien, bisous, Rosalie! ». C’est Papa au Carré qui est fier de son gars! Puis est-ce qu’on t’a dit qu’on les habillait pareils pour Halloween, ça va être tellement comique de voir les voisins essayer de trouver celui qui a le plus de bleu… On avait penser déguiser Julien en Antoine, Charlie en Julien pis Antoine en chat, mais Charlie aime pas le bleu… Et bla, bla. bla… »

lundi 18 octobre 2010

De l'ourse ou de la bernache?


C’est tellement beau dehors, on dirait que les arbres irradient de la lumière. Pourtant à chaque automne, on dirait que mon énergie se sauve avec les feuilles qui tombent. Faut ajouter qu’on ne l’a pas eu facile dernièrement. Rien de majeur, simplement une suite de détails agaçants, souvent causés par les distractions amenées par le fatigue accumulée. Seulement, une distraction mineure peut parfois prendre des proportions démesurées quand elle nous amène par deux fois en trois mois à l'urgence en priorité 2 (intégrité d'un membre en jeu) ou qu'elle nous fait négliger de constater que nos enfants sont assez vieux pour renverser la commode à 5 tiroirs sur eux.

Je sais que je me plains le ventre rempli puisque tout reprend sa place, tranquillement. Comme mon sinus performé par l’extraction de ma dent de sagesse, qui s’est enfin refermé la semaine dernière. Le bout du pouce de Pascal qu’il a réussi, par je ne sais trop quel miracle, à conserver. Mon propre doigt, qui retrouve doucement sa mobilité. Les meubles des jumeaux qui sont maintenant solidement fixés au mur. Les garçons, qui sans manifester d’intérêt pour leur petit pot, n’en continuent toutefois pas moins d’accumuler les progrès au quotidien. Jusqu’à leur éducatrice qui nous répète souvent que nos petits clones sont tellement bien élevés (ça paraît que c’est pas elle qui leur donne leur bain!).

Mais en octobre, rien à faire, je tiens plus de l’ourse qui s’apprête à hiverner que de l’écureuil qui s’active partout avec ses noix… Tiens, tiens, peut-être serait-ce le temps de me transformer en bernache et de magasiner une petite migration vers les Bermudes?

vendredi 8 octobre 2010

Pourquoi Maman au carré?

En fait au début, j’avais tout préparé pour que nous devenions papa et maman Bis. Bis comme dans encore, ou bien deux. C’est mon beau-frère qui nous appelle comme ça depuis que nous avons appris «qu’il » s’écrirait en fait au pluriel. Je trouvais ça plutôt mignon et étais même prête à publiciser mon blogue quand j’ai googlé mon nouveau nom. Oh la bonne idée! Comme plusieurs choses sur la toile, ces deux simples mots mis ensemble ne renvoyaient qu’à des sites pour adultes, bis semblant avoir perdu sa fonction première pour ne s’appliquer qu’au terme bisexuel. Eject ma nouvelle identité, trop ambiguë!

Après plusieurs jours de torture de méninges, j’ai pensé à Maman au carré qui a immédiatement subi avec succès le test Google. Je n’étais pas certaine au début, mais j’ai ensuite été séduite par le raisonnement mathématique suivant. Que ce soit 1 à la deux, à la trois ou même à la neuf comme pour ma grand-maman, le résultat reste le même, une maman ne se multiplie pas, peu importe son exposant.

Malheureusement, on dirait que Maman au cube, ça sonne moins bien… En autant que ça ne devienne pas subitement Maman à la 4!

lundi 4 octobre 2010

Moi aussi je t'aime!

Les siestes sont de plus en plus difficiles depuis que nous avons changé de garderie, surtout pour Julien qui peut hurler en boucle: « Petit papa Noël, Antoine, non, Maman, peur musique », puis avec son frère, vider les tiroirs (bon ce n’est arrivé qu’une seule fois, d’accord!), courir dans la chambre, monter sur leur coffre à jouets pour observer notre si divertissante rue, sauter des matelas, le tout pendant plus d’une heure quand on n’intervient pas. On le sait, on a longtemps essayé de les laisser faire, ils s’endorment ensuite comme des bébés et peuvent dormir jusqu’à 17h30 si on ne les réveille pas.

Depuis une semaine, un élément nouveau s’est ajouté à la foire de l’après-midi et à la routine du soir. Pour comprendre, je dois vous expliquer qu’il faut vraiment faire très attention à ce que je souhaite! En juin, j’étais très fatiguée des corvées de couches et en avais plutôt marre de faire la vaisselle. Paf! C’est là que mon souhait m’est tombé sur la main sous la forme d’une énorme pierre. Dix points de suture et quatre mois plus tard, je suis plus… avisée quand on me demande ce que je veux. Bon d’accord, un œuf, bacon n’amènera fort probablement pas de conséquences fâcheuses en dehors de mon tour de taille, mais qu’en est-il de ce que j’avance sur mon blogue?

Je me cite. Le 2 janvier 2010, j’écrivais

Alors qu'Antoine ne dit presque jamais Mimi (maman) et encore moins Papoum (papa), il se promène fréquemment dans la maison en disant « nion nion nion » d'un air sérieux. Est-ce que c'est ce damné petit mot qu'il entend le plus souvent sortant de notre bouche? J'aurais préféré qu'il se dandine en disant « je t'aime » à tous ses toutous!

Eh bien voilà, nous sommes exaucés. Julien et Antoine passent maintenant une quinzaine de minutes avant chaque dodo à crier : « Je t’aimmmmmm papaaaaa, je t’aimmmmmm mamannnn! ».

Comment conserver son autorité dans ces circonstances? Comment ne pas dégouliner de fierté parentale à chaque soir? Comment… ne pas répondre?