dimanche 19 février 2012

Les vraies perles de nos trésors...

... sont celles qui ne participent pas au concours Marmots en santé de Ste-Justine.

Cette activité de la Fondation Ste-Justine me fait souvent sourire, mais je n'ose imaginer ce qu'on penserait des mots de mes marmots plus qu'en santé. Il y aurait sûrement eu censure sur ce qu'une petite voix geingnarde a lancé tout à l'heure...

-Maman, mon frère il dit qu'il en a une grosse et pas moi!

vendredi 10 février 2012

Un petit deux bien investi








Vous souvenez-vous de cette pub où plusieurs parents étaient assis derrière un groupe d'ados concentrés? Les parents, juchés sur une estrade hurlaient, applaudissaient et encourageaient les jeunes qui leur lançaient un petit sourire complice avant de retourner à leur... examen. Leur travail scolaire, oui. Pas leur partie de hockey, de soccer ou leur concert de piano, non. Ils louaient leurs efforts scolaires.
À cette époque, j'enseignais dans une école secondaire et chaque fois qu'on jouait cette pub, j'avais les larmes aux yeux parce que je ne pouvais m'empêcher de penser à mes élèves qui avaient tant besoin de ces encouragements et qui ne les recevraient qu'en échange d'une augmentation de leur moyenne ou de la réussite de leur diplôme secondaire.

J'aurais tellement aimé que leurs parents s'assoient auprès d'eux, ouvrent leur agenda, regardent leur travail, leur demandent quel cours ils avaient eu ce jour-là ou leur offrent de l'aide pour réviser une leçon particulièrement difficile. Ils ne sont malheureusement pas légion ce type de parents au secondaire. Je n'avais pas d'estrades à leur fournir, seulement un petit coin de feuille où écrire: «Bravo mon enfant, je suis fier de toi.». Et souvent, cette feuille aussi revenait vide...

Louangeons leurs efforts aussi bruyamment que lorsqu'ils marquent un but au hockey. Félicitons-les pour leur assiduité à l'école, particulièrement quand nous savons que c'est difficile pour eux d'être dans cette ruche bourdonnante qu'est la poly. Applaudissons leurs périodes d'étude plus fort que leurs résultats. Racontons-leur ce que nos années d'école nous ont apporté de bien. Prenons du temps avec eux, pour eux.

Du 13 au 17 février, ce seront Les Journées de la persévérance scolaire au Québec. Investissons donc un petit deux minutes pour encourager les efforts des enfants, adolescents et jeunes adultes qui nous tiennent à coeur.

vendredi 27 janvier 2012

Incontournable fatigue



Quand on attend des jumeaux, c'est souvent au manque de sommeil que l'on pense en premier. Et je suis d'accord, c'est sûrement ce qui a marqué les premiers mois après leur arrivée.

Je désire écrire ce billet depuis longtemps, mais devant la complexité du sujet, je le repousse depuis des mois. C'est en lisant ma saga préférée (Le Chardon et le tartan), que je suis tombée sur l'extrait suivant et que je me suis finalement décidée. Il sonne si juste que je vous le transcris ici.

J'aurais dû dormir. Dieu sait que j'en avais besoin, autant pour échapper un moment à mes peurs et incertitudes que pour reposer ma chair tant malmenée. Toutefois, j'étais si fatiguée que mon corps et ma tête avaient commencé à se séparer. C'était un phénomène courant. Les médecins, les soldats et les mères le vivaient fréquemment. Moi-même, je l'avais souvent connu. Incapable de réagir à une urgence, l'esprit épuisé se retranche simplement un peu, se détachant des besoins égocentriques du corps. De cette distance clinique, il peut diriger, contournant les émotions, la douleur et la fatigue, prenant les décisions qui s'imposent en passant outre la faim, la soif, le sommeil, l'amour ou le chagrin. L'écho des coeurs lointains (Partie un), Diana Gabaldon, Libre Expression, p.513

C'est mon amie Magalie qui nous avait la première expliqué le concept de fatigue extrême. Elle disait qu'arrive un moment quand on est parent, ou l'on se dit que si l'on vit une autre mauvaise nuit, on s'écroulera littéralement, incapable de fonctionner. L'inévitable arrive, bébé ou fiston est encore malade ou inverse les besoins du jour et ceux de la nuit. Au matin, on réalise qu'on est encore plus fatiguée que la veille, que les enfants vont toujours bien, que la maison ne s'est pas écroulée... et nous non plus.

Et c'est là qu'est la bonne nouvelle, celle sur laquelle on doit se concentrer; on peut fonctionner sous fatigue extrême. Entendons-nous, ce n'est ni souhaitable ni évitable, (à moins d'avoir une nounou en permanence sous la main), mais c'est gérable.

Chez les parents de jumeaux plusieurs autres facteurs peuvent venir augmenter la fatigue: bébés prématurés ou de petits poids, accouchement médicalisé et souvent, césarienne (50% des accouchements de jumeaux), problèmes de santé chez la mère, stress sur les finances de la jeune famille, plus de visites dues à l'attrait que provoque l'arrivée de deux poupons ou encore maux de dos (vous aurez inévitablement à les porter ensemble même si le corps médical au grand complet s'insurge contre cette pratique).

Si j'ai des trucs à vous refiler? En dehors des conseils classiques comme bien manger, accepter l'aide, faire de l'exercice et laisser la poussière s'accumuler, j'avais les miens. Ils étaient bons pour moi, surtout le truc de la poussière, mais chaque famille développe les siens. Le 5-10-15 entre autre, est presque devenu une philosophie de vie pendant quelques mois. Pas celui pour le dodo (hypothétique!) des enfants... un autre 5-10-15. Il s'agit plutôt de maximiser chaque seconde de temps libre qui s'offrira à vous en les utilisant dès que possible.

Je vous explique... Quand on a une minute devant nous, c'est bon, on peut aller faire pipi. Cinq minutes, c'est le temps d'une douche. Dix minutes, c'est le temps que ça prend pour manger. On regarde ses bébés dormir, ils sont repus, changés, et on pense avoir un petit quinze minutes bien à nous? Il faut détourner les yeux de la vaisselle sale tentatrice, ignorer la montagne de linge à plier, contourner les miettes sur le plancher avant de tirer les stores, (que vous aurez bien sûr prévus opaques grâce à cette liste) pour vous écrouler dans le lit.

Mais surtout, il ne faut plus chercher à dormir huit heures consécutives. Songez plutôt à additionner siestes, power naps et sommeil nocturne ensemble pour combattre la fatigue. C'est psychologique, tout parent rêve de son huit heures! C'est l'inaccessible étoile. Je répète le mot clef à garder en tête. Inaccessible. On met une croix dessus pour les premiers mois. Rêvez-en, parlez-en, mais ne vous faites pas trop d'idées au risque d'être déçu et amer (ou de pouvoir retourner dormir chez ses parents). En résumé, gardez en tête qu'une journée de sommeil réussie peut également ressembler à 1 heure (sieste matinale)+1 heure (sieste en après-midi)+30 minutes (endormi en endormant bébé)+4 heures (nuit)+90 minutes (après les boire de nuit).

À méditer lorsqu'il sera trois heures du matin.

mardi 24 janvier 2012

Secrets d'hommes

Depuis plusieurs mois, les hommes de la maison partagent un secret. Lorsqu'ils reviennent de la garderie, les jumeaux crient: Encore un tour de bloc, papa. Parfois, Papa au Carré acquiesce avec un sourire en coin ce qui fait hurler ses fils de plaisir.

Jusqu'à la première tempête hivernale, je croyais naïvement qu'ils ne repartaient alors que pour une banale promenade de quelques minutes dans le voisinage. Puis, j'ai perdu le contrôle de la voiture quelques instants et celle-ci a un peu dérapé dans un virage. Les enfants se sont mis à crier et à rire: Oh, maman, tu as fait un tour de bloc, toi aussi? J'ai poussé un peu l'expérience (et la voiture!) à l'arrêt suivant pour un magnifique dérapage contrôlé. Mêmes rires, même excitation et retour de l'expression Tour de bloc. Papa au Carré était fait comme un rat. Je l'ai d'ailleurs coincé le soir même entre un bol de soupe aux carottes et une bavette sale. Les preuves étant accablantes, la séance a été courte. Il a tout avoué.

mercredi 4 janvier 2012

Un avantage de plus!


C'est pratique un jumeau, quand on égare l'un d'eux. Hier soir, alors que nous mangions à notre rôtisserie préférée, Julien n'a pas su retrouver son chemin entre la salle de jeux et notre table. Je n'ai eu qu'à arrêter une serveuse pour lui demander si elle n'avait pas vu sa copie conforme pour qu'elle me pointe Loulounette le clown. Évidemment, c'est là que le coquin avait dirigé ses pas.

Par contre, ce truc ne fonctionne pas s'ils disparaissent ensemble, vaut alors mieux avoir une photo dans son sac à main!











Pour se réchauffer un peu par cette

froide journée hivernale,
une petite photo prise cet été.

mardi 27 décembre 2011

Joyeuses Fêtes!


Meilleurs voeux pour le temps des fêtes, chers lecteurs!















Les vrais rennes du Père Noël ont mangé toutes leurs carottes, maman!
Ce sont de méga cochons!

dimanche 11 décembre 2011

En attendant Noël


Imaginez le plaisir que nous avons eu!

La décorer ou la manger, j'ignore ce qu'ils ont le plus aimé.

vendredi 9 décembre 2011

Vous n'y croirez pas...

Nous avons trouvé un nouveau bouh et l'avons baptisé Toutou-Rien (au prix qu'il a coûté, je n'allais pas passé à côté d'un si beau jeu de mots en laissant mon fils le nommer tout bêtement Toutou).

Deux soirs plus tard, nous déclarions la disparition de Toutou-Rien.

Puis, des recherches plus poussées (j'y suis passée maître) pour remettre la main sur Toutou-Rien m'ont depuis permis de dénicher... Tipi.

Vous dire le sourire que j'ai vu dans le coeur de Julien! J'aime être une héroïne dans les yeux de mes enfants.

dimanche 4 décembre 2011

Ton bouh, je l'ai cherché mon fils


Lettre à mon fils. À lire quand tu auras 15 ans.

Mon cher enfant,
Tu es maintenant en mesure de comprendre beaucoup de choses. Tes trois ans sont depuis longtemps derrière toi et j'aimerais t'expliquer certaines choses de la vie.

Il y a déjà quelques années, tu étais très attaché à une doudou (un Bouh) que tu appelais Tipi. Ton frère avait nommé le sien Cacahouète. Vous les teniez contre vous pour vous endormir et, en théorie, deviez la serrer pour être rassurés lors des réveils nocturnes. Le tout ayant bien sûr pour but, de nous permettre de dormir tranquillement ton père et moi.

Comme la pratique allait rapidement le démontrer, vous étiez, ton frère et toi, imperméables à toute théorie de développement de l'enfant et nous réveilliez en pleine nuit uniquement pour que nous vous remettions vos Bouh entre les mains. La solution devenait le problème.

Ces Bouh, vous les avez traînés partout, vous les avez couverts de beurre de pinottes, de crème pour les fesses, de sécrétions de toutes sortes, vous leur avez fait des déclarations d'amour et des cabanes en blocs, vous en avez même rêvés. Puis Tipi a disparu. Il y a maintenant trois semaines qu'à chaque soir tu me demandes le coeur gros, de trouver ton Bouh.

Je te garantis mon fils que j'ai cherché partout. J'ai ouvert tous les tiroirs, suis montée sur un tabouret pour inspecter chaque dessus d'armoires, regardé sous chaque coussin, passé la main derrière chaque interstice, rouvert des boites de linges à donner et fouillé chaque coin sombre à l'aide d'une lampe de poche. Je ne l'ai pas trouvé.

Je crains donc fort de t'exposer à un futur déséquilibre de la personnalité si je ne retrouve au plus vite cet objet. C'est d'ailleurs la raison de cette lettre à travers le temps. Je t'assure que nous n'avons nullement voulu contrecarrer ton développement mon amour, et sommes certains qu'au moment ou tu lis ces lignes, tu es un adolescent parfaitement équilibré.

Mais juste au cas, sache aussi que demain, je veux la paix. On s'en va magasiner un nouveau Bouh. Tant pis pour tes traumatismes futurs si tu ne réussis ni à te détacher de Tipi, ni à t'attacher à la nouvelle doudou; j'abandonne officiellement les recherches.

En terminant, n'oublie pas qu'on dit ''non'' à la drogue et ''oui'' au soccer.

Ta maman qui t'aime

P.S. On laisse traîner des condoms dans la petite boite à gauche de la pharmacie.

P.P.S. Essaie d'attendre encore quelques années avant de m'avouer t'être servi.

lundi 21 novembre 2011

Un tannenfant sage



-Êtes-vous des enfants tannants, ou des enfants sages?
Leur demande la dame qui chapeaute une dégustation de frites à notre magasin grande surface favori.

-Moi je suis un tannenfant sage.

Évidemment, c'est Julien qui, déjà à trois ans, contourne les questions pièges avec panache!

Réponse de la dégustatrice (ben quoi? Julien n'a pas le monopole des néologismes!):
-Oui, c'est vrai qu'ils ont l'air de ça...