jeudi 19 avril 2012

Nouvelle choc!


C'est un secret de moins en moins bien gardé, je l'annonce donc ici: nous avons acheté une nouvelle propriété. Et qui dit ''nouvelle maison'' dit bien sûr ''vente de l'ancienne'' avec toutes les rénos que cela implique. Trouver des contracteurs pour la nouvelle maison, empêcher les garçons de jouer dans la boue laissée par l'excavatrice, acheter des tuiles pour le plancher, commander un nouveau comptoir, poser toutes ces nouvelles merveilles et évidemment, vivre dans un poussiéreux bordel perpétuel; nous voici à nouveau plongés tête première dans la routine Jumeaux, rénos, dodo. Une histoire mémorable à raconter par jour et aucun moment pour le faire... Voilà qui explique mon silence-clavier des dernières semaines.








Une photo de Julien avec Papa au Carré qui réalise pour la première fois un rêve universel de papa, faire cogner des clous à son fils.

**Note à moi-même: trouver des outils pour enfants fonctionnels avant que la pharmacie ne soit vide.

dimanche 8 avril 2012

Joyeuses Pâques!


De la part de mes deux cocos!

samedi 7 avril 2012

Les belles dames font comme ça...


En plein ''blitz-rénos'' depuis trois semaines, le nom de mon blogue me semble on ne peut plus approprié. Et aujourd'hui, lorsque mes jumeaux ayant sauté leur dodo sont devenus les deux mascottes du magasin de rénos, je me suis dit, ça n'existerait pas ce blogue, il faudrait l'inventer!

J'étais en train de commander notre futur comptoir et j'observais les ''madames'' qui plissaient leur petit nez et détournaient le regard devant mes coquins de fils, le même genre qui ne pouvait s'empêcher de les toucher et qui posait systématiquement les mêmes questions indiscrètes lorsque mes jujus étaient bébés. Maintenant, je sens leur jugement transpirer par chaque pore de leur peau. La petite goutte au nez les rebute, le manteau crotté, le résidu de chocolat au coin de la bouche, les cheveux dépeignés par la tuque, la voix forte, le rire facile, jusqu'au fait que mes merveilleux enfants les regarderont dans les yeux semblent les repousser.

Étrangement, depuis un an ou deux, c'est auprès des hommes que mes rejetons ont la cote. Leur petit côté tannant/coquin/intrépide/curieux semble leur rappeler quelqu'un. Devant ceux qui prenaient ma commande de comptoir aujourd'hui, Antoine et Julien ont déployé leurs charmes! Les employés leur donnaient des crayons que mes enfants transformaient en baguettes magiques. Les jumeaux se cachaient derrière les piles de carreaux de céramique et j'entendais la gente masculine s'extasier sur leurs qualités de bricoleur. On m'a même demandé si les enfants imitaient leur père quand celui-ci rénove! Dernièrement, c'est de loin la question la plus intéressante (venue d'un étranger) à laquelle j'ai eu à répondre concernant mes fils. Il est vrai qu'entre: A) Sont-ce des jumeaux identiques? B) Quel âge ont ces extraordinaires garçons? C) Vous les avez eus naturellement? D) C'est-tu ben de l'ouvrage? E) Est-ce qu'ils imitent leur papa avec un petit marteau?, on voit immédiatement le potentiel de E!

Ensuite, on leur a offert deux petits chandails aux couleurs de la compagnie. Ainsi vêtus et courant dans les allées, on aurait dit une publicité de rénos... adressée aux hommes, bien sûr.

jeudi 29 mars 2012

Ça m'énerve...


...quand les madames qui croisent mes enfants en manteaux d'hiver me disent:

-Vous êtes sûrs que ce sont des jumeaux identiques? Parce qu'ils ne se ressemblent pas beaucoup je trouve.

dimanche 19 février 2012

Les vraies perles de nos trésors...

... sont celles qui ne participent pas au concours Marmots en santé de Ste-Justine.

Cette activité de la Fondation Ste-Justine me fait souvent sourire, mais je n'ose imaginer ce qu'on penserait des mots de mes marmots plus qu'en santé. Il y aurait sûrement eu censure sur ce qu'une petite voix geingnarde a lancé tout à l'heure...

-Maman, mon frère il dit qu'il en a une grosse et pas moi!

vendredi 10 février 2012

Un petit deux bien investi








Vous souvenez-vous de cette pub où plusieurs parents étaient assis derrière un groupe d'ados concentrés? Les parents, juchés sur une estrade hurlaient, applaudissaient et encourageaient les jeunes qui leur lançaient un petit sourire complice avant de retourner à leur... examen. Leur travail scolaire, oui. Pas leur partie de hockey, de soccer ou leur concert de piano, non. Ils louaient leurs efforts scolaires.
À cette époque, j'enseignais dans une école secondaire et chaque fois qu'on jouait cette pub, j'avais les larmes aux yeux parce que je ne pouvais m'empêcher de penser à mes élèves qui avaient tant besoin de ces encouragements et qui ne les recevraient qu'en échange d'une augmentation de leur moyenne ou de la réussite de leur diplôme secondaire.

J'aurais tellement aimé que leurs parents s'assoient auprès d'eux, ouvrent leur agenda, regardent leur travail, leur demandent quel cours ils avaient eu ce jour-là ou leur offrent de l'aide pour réviser une leçon particulièrement difficile. Ils ne sont malheureusement pas légion ce type de parents au secondaire. Je n'avais pas d'estrades à leur fournir, seulement un petit coin de feuille où écrire: «Bravo mon enfant, je suis fier de toi.». Et souvent, cette feuille aussi revenait vide...

Louangeons leurs efforts aussi bruyamment que lorsqu'ils marquent un but au hockey. Félicitons-les pour leur assiduité à l'école, particulièrement quand nous savons que c'est difficile pour eux d'être dans cette ruche bourdonnante qu'est la poly. Applaudissons leurs périodes d'étude plus fort que leurs résultats. Racontons-leur ce que nos années d'école nous ont apporté de bien. Prenons du temps avec eux, pour eux.

Du 13 au 17 février, ce seront Les Journées de la persévérance scolaire au Québec. Investissons donc un petit deux minutes pour encourager les efforts des enfants, adolescents et jeunes adultes qui nous tiennent à coeur.

vendredi 27 janvier 2012

Incontournable fatigue



Quand on attend des jumeaux, c'est souvent au manque de sommeil que l'on pense en premier. Et je suis d'accord, c'est sûrement ce qui a marqué les premiers mois après leur arrivée.

Je désire écrire ce billet depuis longtemps, mais devant la complexité du sujet, je le repousse depuis des mois. C'est en lisant ma saga préférée (Le Chardon et le tartan), que je suis tombée sur l'extrait suivant et que je me suis finalement décidée. Il sonne si juste que je vous le transcris ici.

J'aurais dû dormir. Dieu sait que j'en avais besoin, autant pour échapper un moment à mes peurs et incertitudes que pour reposer ma chair tant malmenée. Toutefois, j'étais si fatiguée que mon corps et ma tête avaient commencé à se séparer. C'était un phénomène courant. Les médecins, les soldats et les mères le vivaient fréquemment. Moi-même, je l'avais souvent connu. Incapable de réagir à une urgence, l'esprit épuisé se retranche simplement un peu, se détachant des besoins égocentriques du corps. De cette distance clinique, il peut diriger, contournant les émotions, la douleur et la fatigue, prenant les décisions qui s'imposent en passant outre la faim, la soif, le sommeil, l'amour ou le chagrin. L'écho des coeurs lointains (Partie un), Diana Gabaldon, Libre Expression, p.513

C'est mon amie Magalie qui nous avait la première expliqué le concept de fatigue extrême. Elle disait qu'arrive un moment quand on est parent, ou l'on se dit que si l'on vit une autre mauvaise nuit, on s'écroulera littéralement, incapable de fonctionner. L'inévitable arrive, bébé ou fiston est encore malade ou inverse les besoins du jour et ceux de la nuit. Au matin, on réalise qu'on est encore plus fatiguée que la veille, que les enfants vont toujours bien, que la maison ne s'est pas écroulée... et nous non plus.

Et c'est là qu'est la bonne nouvelle, celle sur laquelle on doit se concentrer; on peut fonctionner sous fatigue extrême. Entendons-nous, ce n'est ni souhaitable ni évitable, (à moins d'avoir une nounou en permanence sous la main), mais c'est gérable.

Chez les parents de jumeaux plusieurs autres facteurs peuvent venir augmenter la fatigue: bébés prématurés ou de petits poids, accouchement médicalisé et souvent, césarienne (50% des accouchements de jumeaux), problèmes de santé chez la mère, stress sur les finances de la jeune famille, plus de visites dues à l'attrait que provoque l'arrivée de deux poupons ou encore maux de dos (vous aurez inévitablement à les porter ensemble même si le corps médical au grand complet s'insurge contre cette pratique).

Si j'ai des trucs à vous refiler? En dehors des conseils classiques comme bien manger, accepter l'aide, faire de l'exercice et laisser la poussière s'accumuler, j'avais les miens. Ils étaient bons pour moi, surtout le truc de la poussière, mais chaque famille développe les siens. Le 5-10-15 entre autre, est presque devenu une philosophie de vie pendant quelques mois. Pas celui pour le dodo (hypothétique!) des enfants... un autre 5-10-15. Il s'agit plutôt de maximiser chaque seconde de temps libre qui s'offrira à vous en les utilisant dès que possible.

Je vous explique... Quand on a une minute devant nous, c'est bon, on peut aller faire pipi. Cinq minutes, c'est le temps d'une douche. Dix minutes, c'est le temps que ça prend pour manger. On regarde ses bébés dormir, ils sont repus, changés, et on pense avoir un petit quinze minutes bien à nous? Il faut détourner les yeux de la vaisselle sale tentatrice, ignorer la montagne de linge à plier, contourner les miettes sur le plancher avant de tirer les stores, (que vous aurez bien sûr prévus opaques grâce à cette liste) pour vous écrouler dans le lit.

Mais surtout, il ne faut plus chercher à dormir huit heures consécutives. Songez plutôt à additionner siestes, power naps et sommeil nocturne ensemble pour combattre la fatigue. C'est psychologique, tout parent rêve de son huit heures! C'est l'inaccessible étoile. Je répète le mot clef à garder en tête. Inaccessible. On met une croix dessus pour les premiers mois. Rêvez-en, parlez-en, mais ne vous faites pas trop d'idées au risque d'être déçu et amer (ou de pouvoir retourner dormir chez ses parents). En résumé, gardez en tête qu'une journée de sommeil réussie peut également ressembler à 1 heure (sieste matinale)+1 heure (sieste en après-midi)+30 minutes (endormi en endormant bébé)+4 heures (nuit)+90 minutes (après les boire de nuit).

À méditer lorsqu'il sera trois heures du matin.

mardi 24 janvier 2012

Secrets d'hommes

Depuis plusieurs mois, les hommes de la maison partagent un secret. Lorsqu'ils reviennent de la garderie, les jumeaux crient: Encore un tour de bloc, papa. Parfois, Papa au Carré acquiesce avec un sourire en coin ce qui fait hurler ses fils de plaisir.

Jusqu'à la première tempête hivernale, je croyais naïvement qu'ils ne repartaient alors que pour une banale promenade de quelques minutes dans le voisinage. Puis, j'ai perdu le contrôle de la voiture quelques instants et celle-ci a un peu dérapé dans un virage. Les enfants se sont mis à crier et à rire: Oh, maman, tu as fait un tour de bloc, toi aussi? J'ai poussé un peu l'expérience (et la voiture!) à l'arrêt suivant pour un magnifique dérapage contrôlé. Mêmes rires, même excitation et retour de l'expression Tour de bloc. Papa au Carré était fait comme un rat. Je l'ai d'ailleurs coincé le soir même entre un bol de soupe aux carottes et une bavette sale. Les preuves étant accablantes, la séance a été courte. Il a tout avoué.

mercredi 4 janvier 2012

Un avantage de plus!


C'est pratique un jumeau, quand on égare l'un d'eux. Hier soir, alors que nous mangions à notre rôtisserie préférée, Julien n'a pas su retrouver son chemin entre la salle de jeux et notre table. Je n'ai eu qu'à arrêter une serveuse pour lui demander si elle n'avait pas vu sa copie conforme pour qu'elle me pointe Loulounette le clown. Évidemment, c'est là que le coquin avait dirigé ses pas.

Par contre, ce truc ne fonctionne pas s'ils disparaissent ensemble, vaut alors mieux avoir une photo dans son sac à main!











Pour se réchauffer un peu par cette

froide journée hivernale,
une petite photo prise cet été.

mardi 27 décembre 2011

Joyeuses Fêtes!


Meilleurs voeux pour le temps des fêtes, chers lecteurs!















Les vrais rennes du Père Noël ont mangé toutes leurs carottes, maman!
Ce sont de méga cochons!