mardi 21 juin 2011

Je me sens une bonne mère quand...


...je reste sans bouger au parc pour que les moustiques se posent sur moi, laissant ainsi mes deux rejetons tranquilles.

Vous aurez compris que même le respect des techniques Super-nannysantes, l'application à la lettre du Mieux-Vivre avec son enfant ou autres théories infaillibles des bonzes de l'éducation me laissent de marbre en comparaison avec la satisfaction que m'apporte ma tactique de bouclier anti-moustiques.

dimanche 19 juin 2011

Du beau temps pour leurs trois ans





Samedi nous avons fêté les trois ans des jumeaux et aujourd'hui, célébré leur géniteur. S'est ajouté à ça pour moi l'entrée de 697 notes
pour la fin de l'année, pour tous une soirée au ciné-parc, pour les jumeaux une matinée passée à sauter sur leur nouveau trampoline, et surtout, une extraordinaire sieste (oh! familiale, là, qu'est-ce que vous alliez imaginer!) d'après-midi. Je ne vois pas comment ce week-end aurait pu être parfait...

Sauf avec une petite demande en mariage peut-être? ;)

lundi 13 juin 2011

Belle comme maman

Julien s'est barbouillé le visage de crayon à yeux avant de se passer un bandeau autour de la tête. Nous ne l'avons pas chicané trop fort et ne l'avons pas débarbouillé tout de suite parce qu'à Papa au Carré qui lui demandait ce qu'il avait fait, il a répondu qu'il voulait: être belle comme maman.

C'est bien parce qu'il n'a que 2 ans et demi que l'on craque!

dimanche 12 juin 2011

Coïncidences?


Ou synchronicité? Quand les jumeaux font des trucs comme ça, j'avoue humblement que le hasard seul ne peut tout expliquer. Je vous laisse juger.

11h45 Julien trébuche sur une racine au parc et se relève en déclarant: Oh! je saigne du nez du genou!

12h00 Après les premiers soins, et une discussion sommaire au cours de laquelle toutes les options sont envisagées, décision est prise de consulter.

12h30
Arrivée à l'hôpital. Nous avons bien fait de nous déplacer puisqu'on nous met en P4 (condition nécessitant des soins dans les prochaines heures).

13h30 Relevant les yeux par hasard, je croise le regard d'un magnifique petit garçon qui ressemble étrangement à Antoine. Je regarde derrière lui et constate que c'est Papa au Carré qui pousse sa poussette. Mon aîné est content de nous voir même si, encore une fois, il a du mal à respirer. C'est qu'il a failli s'étouffer à cause d'un morceau de concombre. P2 (condition nécessitant des soins immédiats).

13h35 Le dit-morceau de concombre ressort accompagné du déjeuner pour atterrir sur le pèse-personne pendant la rencontre avec l'infirmière. Il se met immédiatement à respirer mieux. Le voilà rétro-gradé à P3.

14h55 Antoine est appelé.

15h00 Julien est appelé. Je demande à ce qu'ils soient placés dans la même chambre.

15h15 Antoine n'a rien, c'est confirmé. Il suffira de s'assurer qu'il ne reste aucuns morceaux de concombre. Je me dépêche de retourner à la maison puisque nous gardons les cousins des jumeaux pour le souper et la soirée.

15h20 La résidente pose deux points sur le genou de Julien.

Avouez que c'est troublant!






vendredi 10 juin 2011

Monsieur Méchant


Si vous regardez attentivement cet arbre, peut-être réussirez-vous à m'expliquer pour quelle raison mes enfants l'appellent Monsieur Méchant?

Tout a commencé l'été dernier, avant même qu'on commence à leur offrir les petits livres de Monsieur/Madame . Avec un vocabulaire pourtant restreint de bambins de deux ans, ils avaient réussi à nous faire peur en pointant pendant des semaines un Monsieur Fâché dans la cour sans que jamais nous ne fassions le lien avec l'arbre. Nous pensions ''revenant'' alors que l'évidence crevait les yeux dès le départ!

C'est cet hiver que la petite lumière a enfin fait ''clic''; le hêtre les effrayait. Que dis-je? Il leur causait une peur irrationnelle.

Approches douces, rationalité, et câlins d'arbre ayant échoué à les rendre moins craintifs, nous avons entrepris ces dernières semaines, une désensibilisation qui a plus ou moins bien fonctionné. Les enfants ont moins peur d'accord, mais curieusement, le personnage s'est un peu trop intégré à mon goût dans leur quotidien. Alors qu'ils éclataient en sanglots juste à l'avoir dans leur champ de vision, voici maintenant qu'ils interrompent parfois leurs jeux pour venir l'observer à travers la porte-patio.

Antoine et Julien s'adressent aussi à lui sans gêne aucune et lui racontent ce qu'ils font avec un flot de détails sans filtre. ''Oh! Je crois que j'ai une idée. Antoine y va montrer à Monsieur Méchant ce qu'il y a dans l'assiette. Monsieur Méchannnnnt, regaaaarde, moi je mange un cornichon.''

Mais Papa et Maman au Carré ont plus d'un tour dans leur sac. C'est que nous leur préparons une surprise pour leurs trois ans... J'allais l'écrire, mais je crois que j'attendrai plutôt une petite semaine pour venir vous la montrer, ce sera plus drôle. Disons simplement que j'imagine facilement mes enfants dire: ''Oh regarde Maman, je crois que Monsieur Méchant il est content!''.

lundi 6 juin 2011

Santé, chers voisins!



C'était magnifique de les voir arriver, les bras chargés d'un plat à partager, préparé avec amour. Les uns flanqués d'une poussette et d'un BBQ, d'autres plus âgés, tirant le chariot à roulettes contenant leur chaise et leur nourriture. Dès les premières présentations, tous avaient une anecdote à partager, un compliment à faire, des plans à tirer pour la prochaine année.

Ils sont géniaux, amicaux, sympathiques, ce sont mes voisins avec qui j'ai célébré l'honneur d'habiter la même rue! Je suis tellement fière de les avoir réunis pour quelques heures. C'est étrange quand même de si mal connaître les gens dont je partage littéralement le quotidien depuis des années. Avant d'organiser cette journée, je ne savais même pas que les voisins du 9 avaient une petite fille de deux mois, que la dame en face avait eu le cancer, que mon voisin en diagonale a du mal à habiter seul et que tous étaient enchantés que mes enfants mettent autant d'ambiance sonore quand ils jouent dehors. (On verra s'ils les trouveront toujours aussi divertissants dans 10 ans!)

C'était beaucoup de travail, mais à présent, je sais que je peux compter sur eux en cas de coup dur, avec qui aller pousser des poussettes, qui apprécie qu'on souffle son entrée l'hiver et surtout, depuis samedi, les jumeaux ne savent plus seulement le nom des chiens de la rue, ils peuvent enfin nommer quelques propriétaires.

mercredi 25 mai 2011

La fin du marathon


Avec des enfants, on sprinte souvent. Littéralement. J'ai d'ailleurs une image mentale hilarante de Papa au Carré courant à toute vitesse avec sur son épaule, un jumeau émettant Papaaaa mamaaaan, j'ai un ca... C'était il y a deux heures et je vous annonce confidentiellement qu'ils sont arrivés trop tard. D'autres fois, on essaie d'y aller mollo parce que la course n'arrête pas; réveils la nuit, trois brassées quotidiennes simplement pour contrôler l'épidémie, câlins non-rationnés et cuillères d'eau sucrée aux 15 minutes, bref (bien que ce le soit rarement), on marathonne.

On vient justement de finir deux semaines de marathon et je dois avouer que j'avais hâte d'avoir le temps de venir m'en plaindre un peu. Mes trois hommes malades en même temps, une évaluation stressante au boulot et le temps maussade qui garde les biens-portants à l'intérieur avec les contagieux, j'en ai un peu, (juste un peu!) ras le ciboulot, plein la casquette au-delà du pompom.

Pour être honnête, tout marathon a ses moments de gloire et les miens sont indescriptibles. Pas parce qu'ils sont inoubliables, loin de là. En fait, c'est simplement leur contenu scatologique qui m'empêche de publier la vérité. Tout de même, tentez de vous visualiser en extase devant une couche... propre. Blanche, intacte, immaculée! Vous vous dites, cette fois, c'est vraiment la fin et ce l'est! Après un coup d'oeil vers les voisins, vous exécutez seule une polka endiablée pour célébrer. Personne n'applaudit. Aucune médaille n'est passée à votre cou et vous n'en voulez pas. Par contre, vous envisagez brièvement de sortir l'appareil photo pour immortaliser la dite-couche...

Avant de conclure, je désire confesser une chose publiquement. Je ne suis plus capable d'entendre la musique des dessins animés préférés de mes fils. Vous savez, le seul moyen de les garder couchés et tranquilles plus de cinq minutes à la fois?

Les petits caractères incitant parfois plus à la lecture, je désire remercier ici les grands-parents des jumeaux qui, en se relayant, ont gardé un total de sept jours. Sans eux, nous aurions épuisé notre banque de congés et je serais sûrement en train de rouler des cennes noires à l'heure qu'il est.

samedi 14 mai 2011

Le contrôle de mon frigo


Ma mère sera maintenant un peu moins découragée de sa fille; j'ai lavé mon deuxième électro-ménager préféré.

Et il était plus que temps! Depuis quelques... mois (années?) (je n'ai décidément aucun orgueil), je ne lavais qu'une demie tablette ou un tiroir à la fois. Résultat? la moitié droite de mon réfrigérateur était étrangement plus propre que la gauche.

Une fois cette tâche accomplie et la porte refermée, j'ai eu l'impression étrange qu'une grosse étape de ma vie était à présent surmontée. Depuis des années que nous remettons plein de trucs au lendemain afin de tenter de conserver notre équilibre mental: quelques gros achats, l'entretien de la cour, les sorties et le ménage bien sûr! Avec, en tête d'une longue liste, celui du frigo.

Un monde de possibilités s'ouvre aujourd'hui à moi. Quel sera mon prochain défi? Le tiroir à bas? Bof, ne soyons quand même pas trop ambitieuse. Les moumous sous le lit? Mauvais défi, je n'y suis jamais arrivée, même avant les jumeaux. Voilà, j'ai trouvé! Rapporter mes livres de bibliothèque à temps.

Oui, j'ai enfin repris le contrôle de mon frigo! Quelle sensation bizarre!

vendredi 13 mai 2011

Jumeaux, gastro, dodo

Eh oui! Le titre dit tout et vous comprendrez pourquoi ce message n'est accompagné d'aucune photo. C'est Julien le coquin qui nous a attrapé ça je ne sais où.

Mercredi matin, je me lève, enthousiaste et avec quelques minutes de retard (c'est en général la seule raison justifiant un quelconque enthousiasme matinal chez moi). Les garçons étant anormalement calmes, j'en profite, luxe suprême, pour exécuter mes ablutions à vitesse normale. Quand j'entends Julien me décrire l'état de son lit... Oh my! J'ai tout d'abord le réflexe de nier (c'est pas ce que tu penses, seulement une indigestion), puis de marchander (si je le nettoie bien, ça passera tout de suite), la colère (tiens, maudits draps sales! double dose de détergent pour vous, ça vous apprendra!), rien n'y fait et après une brève déprime (on en a pour combien de jours!?!), je me résigne (oui, c'est pour une suppléante svp?).

Vient ensuite une matinée digne d'Exorciste (je vous épargne les détails). En après-midi, les grands-parents se chargent de lui pour que je puisse aller travailler (me reposer!). Le (chouette!) symptôme numéro deux ne commence à se manifester qu'en soirée, mais ouf! quelles manifestations! Ma laveuse en avait pris pour son rhume le premier matin, croyez-moi, la soirée et le lendemain ont bien failli l'achever, la pauvre. Vous avez bien lu. En cette période critique, notre électro-ménager préféré fait entendre des bruits plutôt suspects.

Je croise les doigts pour que ce ne soit pas une transmission humain-machine de cette horrible Fidèle Gastro.

Je t'aiiiiiiiiiiiime, laveuse à linge!!!! Ne me laisse paaaaaaaaaaaas!!!!!!

dimanche 1 mai 2011

Officiel: le printemps est arrivé


Un trille rouge, découvert ce matin pendant qu'Antoine et Julien couraient un peu partout derrière la maison.